Bruxelles, 25/06/2010 (Agence Europe) - Le Conseil a donné son feu vert, jeudi 24 juin, à la Commission européenne pour élaborer des normes harmonisées d'usage des scanners de sûreté dans les aéroports européens. Comme le préconisait la Commission, les règles d'application uniformes concerneraient les aspects techniques (normes de détection), juridiques (protection de la vie privée et stockage des données) et de santé (type de rayonnement). Interrogé à l'issue du Conseil, le commissaire européen aux Transports, Siim Kallas, qui présentait aux ministres des Transports le rapport d'évaluation élaboré par la Commission (EUROPE n° 10160), avait avancé qu'une possible proposition en matière de scanners de sûreté pourrait être présentée dans le courant du deuxième semestre de l'année. Cela ne signifie pas pour autant qu'il y a « un enthousiasme unanime » concernant l'introduction des scanners, a indiqué M. Kallas, qui a lui-même souligné à plusieurs reprises que cette technologie n'était pas « une panacée ». « Nous cherchons les solutions », a-t-il dit à la presse, réitérant que les performances des scanners dépendent des solutions technologiques appliquées. Les États restent toujours partagés entre ceux qui encouragent le recours à cette technologie (d'une manière générale, les pays qui les ont introduits à titre d'essai: la France, le Royaume-Uni, les Pays Bas, l'Italie, la Finlande) et sont favorables, comme la France, à ce que cet outil puisse devenir à l'avenir un outil majeur de contrôle (ce qui en l'absence de législation européenne est impossible). Et les autres qui ne sont pas opposés à cette technologie mais demandent (comme l'Allemagne ou la République tchèque) un débat détaillé sur les modalités de son utilisation. (A.By.)