Bruxelles, 23/06/2010 (Agence Europe) - À l'occasion du Conseil des ministres conjoint ACP-UE, qui s'est tenu mardi 22 juin à Ouagadougou (Burkina Faso) et au cours duquel l'UE et ses partenaires d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ont signé la seconde révision de l'accord de Cotonou (EUROPE n° 10164), le président de la Banque européenne d'investissement, Philippe Maystadt, a réaffirmé la détermination de la Banque à participer activement au financement de projets de lutte contre les changements climatiques dans les pays en développement et a proposé de lancer une initiative européenne dans ce domaine, conjointement avec la Commission européenne et les États membres de l'UE.
Parallèlement à sa participation au Conseil des ministres ACP-UE, M. Maystadt a signé un accord d'assistance technique avec M. Amadou Diallo, secrétaire général du Pool d'énergie ouest-africain (WAPP), pour la préparation du projet de réfection de la centrale hydroélectrique de Mount Coffee. La mise en œuvre de ce projet permettra au Liberia de répondre à ses propres besoins en électricité, mais aussi à ceux de la sous-région, au travers du réseau interconnecté du WAPP. Dans son ensemble, le projet contribuera au développement économique, à la réduction de la pauvreté et à l'accroissement des échanges au Liberia, pays qui se relève de la guerre civile. Ce programme d'assistance de 1,5 million d'euros sera financé par le Fonds fiduciaire UE-Afrique pour les infrastructures, qui est géré par la BEI.
Depuis l'entrée en vigueur de l'Accord de Cotonou en 2003, la BEI a signé, en vertu du mandat découlant de cet accord, des projets d'une valeur de 4,2 milliards d'euros dans les pays ACP, dont plus d'un tiers en faveur d'infrastructures (dans les secteurs de l'énergie, des transports et des télécommunications ainsi que de l'eau et de l'assainissement). La seconde révision de l'accord permettra notamment à la Banque d'accroître ses financements à l'appui de projets d'infrastructure régionaux, aux côtés de promoteurs des pays ACP, et de soutenir les efforts déployés par des intermédiaires sud-africains pour parvenir à une meilleure intégration économique régionale via des projets situés dans le reste de l'Afrique subsaharienne. (O.L.)