Bruxelles, 31/05/2010 (Agence Europe) - Deux ans après l'adoption par la Commission européenne du « Small Business Act » (SBA) (EUROPE n° 9690), la mise en œuvre de ce plan d'action européen qui vise à stimuler le potentiel de croissance et d'emploi des petites et moyennes entreprises déçoit l'Union européenne de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises (UEAPME). « En promettant avec le SBA de mettre sur pied une politique exhaustive pour les PME, les leaders politiques ont placé très haute la barre de nos attentes. Malheureusement, les États membres ont généralement échoué à produire des résultats jusqu'à présent, plusieurs dossiers concrets étant en attente ou inappliqués en raison d'un faible engagement des gouvernements nationaux », déclare Andrea Benassi dans un communiqué.
L'organisation a présenté, lundi 31 mai à Madrid lors de la conférence de clôture de la semaine européenne des PME, la deuxième version de son analyse annuelle de la mise en œuvre aux niveau européen et national des mesures prévues par le SBA. Il en ressort notamment que deux initiatives législatives sur les sept lancées au niveau européen ont été définitivement adoptées, à savoir l'extension de la facilité de la BEI pour l'octroi de prêts aux PME et la révision des taux réduits de taxe sur la valeur ajoutée applicable aux services à forte intensité de main-d'œuvre (EUROPE n°9858). Deux autres propositions législatives relatives à la création d'un statut pour la Société privée européenne et à la révision des règles européennes encadrant le retard de paiement demeurent bloquées au Conseil. Trois autres mesures liées à une participation facilitée des PME aux procédures de marchés publics, à des dérogations au titre des règles européennes sur les aides d'État et au projet d'Erasmus pour les jeunes entrepreneurs doivent encore être mises en œuvre au niveau européen.
Malgré une attention surtout concentrée sur le soutien aux grands acteurs économiques comme les banques du fait de la crise, l'UEAPME relève néanmoins un élément positif: onze États membres (Allemagne, Chypre, Danemark, Grèce, Espagne, Finlande, Hongrie, Irlande, Pologne, République tchèque, Slovénie) ont fait des progrès tangibles dans la prise en compte du principe « Think small first » dans leur action à destination des entreprises. (M.B.)