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Bulletin Quotidien Europe N° 10139
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/tunisie

Le processus en vue de l'octroi du « statut avancé » est lancé

Bruxelles, 12/05/2010 (Agence Europe) - À l'issue du Conseil d'association Tunisie/UE, qui s'est tenu mardi 11 mai à Bruxelles, le secrétaire d'État espagnol aux Affaires européennes, Diego López Garrido, a annoncé la mise en place d'un groupe de travail dans la perspective d'accorder à la Tunisie un « statut avancé » auprès de l'UE. Si aucun calendrier n'a été établi, la fin de l'année est évoquée. La Tunisie rejoindrait alors le Maroc qui est le seul pays de la région à détenir ce statut.

La perspective de renforcement des relations est une « priorité », a souligné Stefan Füle, le commissaire européen chargé de l'élargissement et de la politique de voisinage. Selon lui, le groupe ad-hoc travaillera sur une feuille de route « qui devrait nous amener au statut avancé », avec un dialogue politique plus intense, un accord de libre-échange plus complet, etc.. Le commissaire espère que les travaux au sein de ce groupe de travail, et dans les sous-groupes qui plancheront sur les différents aspects de la coopération, commenceront « en juin », si possible. « Nous n'avons pas d'échéances particulières » pour le résultat de ces travaux, a-t-il précisé, en espérant y parvenir encore « cette année ». Sur le contenu, il n'y aura en tout cas « pas de tabous » et l'on évoquera tous les sujets, y compris les droits de l'Homme et les libertés fondamentales. « Après tout, il existe un accord partagé sur le fait qu'un statut avancé suppose aussi un engagement avancé », a observé le commissaire.

« Nos relations (avec l'UE, NdlR) ne sont pas de circonstances mais un choix stratégique d'avenir pour la Tunisie », a assuré Kamel Morjane, ministre tunisien des Affaires étrangères. Interrogé par la presse sur la portée des réformes politiques envisagées en Tunisie pour répondre aux attentes européennes, le ministre a vanté les progrès déjà accomplis par son pays dans ce domaine. « Notre demande d'accéder à un statut avancé avec l'UE est une indication de l'engagement de la Tunisie sur cette voie des réformes politiques qui ne date pas d'aujourd'hui », a-t-il estimé, en renvoyant au programme du président Ben Ali pour 2009-2014, qui détaille 600 objectifs à réaliser, y compris un bon nombre concernant les réformes politiques, selon lui. « Nous continuerons à travailler pour plus de liberté, plus de démocratie, d'une façon réfléchie, d'une façon sûre pour permettre à notre pays d'avancer tel que ce qu'il l'a fait jusqu'à maintenant depuis une vingtaine d'années », a-t-il ajouté. (A.B.)

 

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