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Bulletin Quotidien Europe N° 10137
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/dÉveloppement

L'UE a un rôle central à jouer pour faire progresser la couverture universelle des soins de santé, en particulier en Afrique subsaharienne, souligne le Conseil

Bruxelles, 10/05/2010 (Agence Europe) - Les 27 ministres du Développement de l'UE sont unanimes à saluer la communication de la Commission européenne sur le rôle de l'UE dans la santé mondiale, présentée le 31 mars dernier pour passer à la vitesse supérieure dans la réduction des inégalités et aider les pays en développement à rattraper leur retard en matière de santé - un secteur déterminant pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Les conclusions qu'ils ont adoptées lundi 10 mai à Bruxelles, sans débat, sur ce texte qui contribuera à définir la position de l'UE pour la conférence onusienne de haut niveau sur la révision des OMD (New York , 22-24 septembre) soulignent que la santé est à la fois un droit humain et un élément clé pour une croissance et un développement équitables et durables, et pour éradiquer la pauvreté.

Le Conseil insiste sur le fait que les progrès réalisés à ce jour vers les OMD - notamment l'OMD 4 « Réduire la mortalité infantile » et l'OMD 5 « améliorer la santé maternelle » - ont été inégaux et insuffisants, en particulier en Afrique subsaharienne, et estime que l'UE a un rôle central à jouer dans l'accélération des progrès.

Aussi appelle-t-il l'UE et ses États membres à agir de concert dans toutes les politiques pertinentes de l'UE, aux plans interne et externe, pour faire du soutien au renforcement de systèmes de santé dans les pays tiers une priorité. Par souci d'efficacité de l'aide européenne, le Conseil précise que l'UE devrait soutenir les pays qui mettent en place des systèmes efficaces de financement des systèmes de santé dotés de mécanismes de protection sociale qui permettent de mobiliser les ressources, d'éviter les paiements directs sur le lieu où est presté le service de santé, particulièrement pour les groupes vulnérables comme les enfants et les femmes enceintes, et qui visent à assurer une couverture universelle et équitable des services de santé essentiels. Préoccupé par la lenteur des progrès vers l'OMD 5, notamment en Afrique subsaharienne, le Conseil réaffirme avec force qu'il existe un lien entre les politiques et programmes de lutte contre le HIV/sida et les politiques et services en matière de santé sexuelle et reproductive. Les services de santé devraient porter une attention particulière à l'égalité entre les sexes, aux besoins et aux droits des femmes, et à la lutte contre la violence faite aux femmes, soulignent les conclusions.

Le Conseil appelle les États membres et la Commission à appuyer un leadership accru de l'OMS aux niveaux global, régional et national, et demande aux 27 de parler d'une voix plus forte et unie au niveau mondial, ainsi que dans le dialogue avec les pays tiers. Le Conseil demande aussi à la Commission européenne et aux 27 de s'attaquer aux principaux impacts des politiques européennes sur la santé mondiale dans les domaines identifiés comme prioritaires pour la cohérence des politiques de l'UE au service du développement (financement, migration, sécurité, sécurité alimentaire et changement climatique). L'UE et ses États membres sont en outre invités à promouvoir un financement de la recherche qui profite à la santé de tous, et fournisse des médicaments et des services médicaux à un prix abordable. (A.N.)

 

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