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Bulletin Quotidien Europe N° 10129
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/mÉditerranÉe

Adoption du rapport Peillon sur l'Union pour la Méditerranée, UpM

Bruxelles, 29/04/2010 (Agence Europe) - La commission des affaires étrangères du Parlement européen a adopté, mercredi 28 avril, le rapport de Vincent Peillon (S&D, français) sur l'Union pour la Méditerranée (UpM) avec quelques amendements de compromis unanimement approuvés. La position commune sera soumise à l'approbation de la plénière en mai à Strasbourg. La résolution proposée souligne l'intérêt de ce dialogue particulier avec une région de proximité. « L'Europe et ses voisins au sud et à l'est de la Méditerranée sont aujourd'hui à un tournant de leur histoire commune. Il n'y existe guère d'autre possibilité que de répondre aux grands défis globaux dont la Méditerranée absorbe quotidiennement les résonances ». Certes, le contexte politique n'est pas favorable, mais observe le rapporteur, « la vocation première de l'UpM n'est pas de résoudre des conflits qui opposent depuis des années certains de ses membres ».

Il invite l'UE et ses partenaires à adopter une « vision stratégique » et à « sortir d'une coopération mue par les seules considérations sécuritaires ou migratoires » et il dresse un bilan sévère de ce qui a été entrepris jusqu'à présent. Il y pointe du doigt « les limites de la politique de voisinage menée avec les pays méditerranéens qui, en privilégiant les relations bilatérales, s'avère déséquilibrée et incapable de contribuer à un processus commun de réformes significatives dans la région ». Et il est, a-t-il écrit, «indispensable de ne pas multiplier ni superposer les instruments politiques et les niveaux institutionnels déjà existants, de garantir la cohérence des nombreux instruments de la coopération euroméditerranéenne et de prendre appui sur les acquis du processus de Barcelone »

Le rapporteur recommande de façon détaillée un fonctionnement « transparent » de l'UpM et de sa structure de gestion basée à Barcelone comme il fait valoir la nécessité de la doter de moyens à la hauteur des attentes. « Il faudra veiller à ce que l'UE et ses partenaires méditerranéens dotent le budget de l'UpM de fonds à la hauteur des enjeux. L'action des pays partenaires ne devra pas se limiter à octroyer des prêts ou à demander a posteriori la labellisation « UpM » de projets aux financements préexistants dans d'autres cadres institutionnels, notamment communautaires ». M. Peillon met en garde contre le risque d'un «sous-financement » des projets au sein de l'UpM pour lesquels il espère la mobilisation de fonds privés et publics, provenant notamment du budget communautaire, sans préjudice, en tout cas durant l'actuel exercice (2007-2013), des engagements déjà pris. Il propose cependant que le programme financier suivant (2014-2020) puisse réserver une part plus substantielle à l'UpM. Il suggère aussi la mise en place d'un cadre de garantie et de protection de l'investissement étranger, la création d'une banque régionale en plus du renforcement de la FEMIP (facilité euroméditerranéenne d'investissement). M. Peillon traite aussi dans son rapport d'un aspect interne européen lié à la représentation de l'UE au sein de l'UpM et demande à veiller à sa conformité avec les dispositions du Traité de Lisbonne sur l'action extérieure et il revendique par ailleurs un rôle accru pour la représentation parlementaire. (F.B.)

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