Bruxelles, 29/04/2010 (Agence Europe) - La Commission européenne a déploré, jeudi 29 avril, la décision du gouvernement maltais, lequel a décidé, la veille, de renoncer, pour cette année, à faire participer ses forces dans les opérations menées en Méditerranée par l'agence de coopération aux frontières extérieures, Frontex. La commissaire européenne aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, a qualifié de « regrettable » la décision maltaise de sortir de la mission Chronos entre la Sicile, Malte et la Libye, estimant que l'île avait beaucoup bénéficié de telles missions, selon The Times of Malta. « Je souhaiterais en savoir plus sur ce qui se cache derrière la décision de Malte. Je veux savoir si ce choix repose simplement sur le fait qu'aucun immigrant clandestin n'est pour l'instant arrivé ou s'il est en lien avec les nouvelles lignes directrices que nous avons mises en place il y a quelques semaines », a-t-elle indiqué. Malte a décidé de ne plus participer aux missions Frontex alors qu'elle y prenait part depuis quatre ans. Après cette nouvelle, Frontex a décidé d'annuler l'opération d'un montant de 9 millions d'euros. Le choix de La Valette survient quelques semaines après que l'UE a approuvé de nouvelles règles en matière d'engagement lors d'opérations maritimes. Le gouvernement maltais a cependant indiqué que ce n'était pas la raison de son départ. Pour lui, cette décision est basée sur le fait qu'après l'introduction, l'an dernier, de patrouilles conjointes entre l'Italie et la Libye, le nombre de clandestins arrivant à Malte avait chuté de façon drastique. Tant que ces patrouilles fonctionnent, Malte ne voit donc pas d'intérêt à prendre part aux opérations. Entre 2008 et 2009, le nombre de clandestins arrivant de Libye à Malte a presque été divisé par deux, passant de 2.775 à 1.475 personnes. La commissaire Malmström effectue actuellement une visite en Italie (jeudi) et à Malte (vendredi) pour s'entretenir avec les responsables de ces pays sur les questions d'asile et d'immigration. (B.C.)