Bruxelles, 29/04/2010 (Agence Europe) - « Je suis convaincu que les négociations seront conclues dans les prochains jours », a réaffirmé Olli Rehn, jeudi 29 avril. Le programme multi-annuel en cours de négociation entre la Commission européenne, la BCE, le FMI et les autorités grecques permettra d'« inverser la spirale de la dette de la Grèce et de restaurer sa compétitivité économique globale », a souligné le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, qui insiste: « Le financement à la Grèce, à travers les prêts bilatéraux coordonnés par les États membres de la zone euro, sera conditionnel de la mise en œuvre des décisions nécessaires pour répondre aux conditions d'assainissement budgétaire et de réformes structurelles » (le pays doit réduire son déficit, qui est passé à 13,6% du PIB, de quatre points de pourcentage en 2010). Selon lui, la mise en œuvre du mécanisme de soutien mixte offrira à la Grèce « un répit suffisant » par rapport aux pressions des marchés, pour restaurer la viabilité de ses finances publiques et remettre son économie sur les rails d'une croissance durable. Le soutien à la Grèce est crucial pour la zone euro dans son ensemble, a-t-il ajouté.
Au Parlement européen, l'impatience est de mise. Les groupes S&D et GUE-NGL dénoncent la lenteur des partenaires d'Athènes pour mettre en place leur aide. Fustigeant tout particulièrement les tergiversations d'Angela Merkel, ils jugent que la démarche laborieuse des dirigeants européens a contribué à relancer la spéculation qui menace maintenant toute la zone euro. Les députés siégeant le plus à gauche dans l'hémicycle demandent un débat d'urgence lors de la prochaine session plénière du PE (5 et 6 mai à Bruxelles) sur les conditions d'activation du prêt à la Grèce. Le groupe des Verts-ALE a quant à lui souhaité qu'une réunion de la conférence des présidents de groupes politiques du PE soit organisée encore cette semaine avec le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy et le commissaire Rehn. (A.B.)