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Bulletin Quotidien Europe N° 10129
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/maroc

Mise en place le 5 mai d'une Commission parlementaire mixte

Bruxelles, 29/04/2010 (Agence Europe) - Le Maroc et le Parlement européen instaureront, mercredi 5 mai à Bruxelles, la Commission parlementaire mixte envisagée au titre du « statut avancé » concédé à ce pays par l'UE, a annoncé Pier Antonio Panzeri (S&D, italien), président de la délégation pour la coopération avec le Maghreb. En préparation de cet événement, une réunion a eu lieu mercredi 28 avril à Bruxelles pour un point de la situation aussi bien sur les relations politiques qu'économiques avec le royaume à laquelle ont été conviées, outre les eurodéputés membres, Véronique Jensen, au nom de la Commission européenne et Emilie Dromzee, représentante du Réseau euroméditerranéen des droits de l'Homme (REMDH).

M. Panzeri a observé que l'institution de commissions parlementaires mixtes est rare puisqu'elles n'existent qu'avec le Mexique et le Chili. Il a détaillé en début de séance les conditions et le mode de fonctionnement de la Commission mixte, qui sera « souveraine » et dans laquelle aucun sujet ne sera interdit. Et, a-t-il prévenu, « ça ne sera pas du tourisme ».

Mme Jensen a évoqué le contexte qui marque les relations euro-marocaines et elle a rappelé que la Commission a mis sur la table 580 millions d'euros pour appuyer cette mise en œuvre. Elle a ainsi souligné le besoin de passer aux actes concrets en respect des engagements pris au titre du « statut avancé », notamment le rapprochement marocain avec l'acquis communautaire et la réforme de la justice qu'elle a estimé « essentielle» ». Cet aspect a été ensuite largement développé par Emilie Dromzee qui a mis en exergue des évolutions accomplies en matière législative mais dont la mise en œuvre semble, à son avis, marquer le pas notamment dans le domaine des libertés. La presse marocaine est critique mais doit se garder de franchir des « lignes rouges ». Pour avoir évoqué la santé du roi ou publié un sondage sur sa popularité dans le pays, des médias ont été sanctionnés, a-t-elle affirmé. Mme Dromzee a évoqué le cas des militants sahraouis soumis à forte répression. Elle a, par ailleurs, souligné le devoir de faciliter l'activité des associations de la société civile.

Au cours des débats, Carmen Romero López (S&D, espagnole) et Malika Benarab-Attou (Verts/ALE, française) ont soulevé le problème des visas d'entrée dans l'espace européen, en liaison notamment avec le besoin d'encourager les échanges, en particulier des étudiants. Elles ont proposé que soit instauré un Erasmus spécifique. Christian Dan Preda (PPE, roumain) s'est référé au contexte politique. (F.B.)

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