27/04/2010 (Agence Europe) - L'Institut kurde de Bruxelles et le Centre kurde pour l'éducation, la science et la culture (en France) (KESCC- Kurdish Educational, Scientific and Cultural Center) ont organisé, lundi 26 avril au Parlement européen, sous la houlette du Néerlandais Dennis de Jong (GUE/NGL), un débat sur « L'avenir de l'Irak: Kirkouk et les territoires en conflit - Une perspective kurde ». Cette province d'Irak riche en pétrole et gaz naturel est sujette à des conflits entre populations kurde, arabe et turkmène. La nouvelle constitution irakienne prévoyait un référendum pour les territoires disputés avant 2007, afin de décider s'ils souhaitent être rattachés au Kurdistan, mais celui-ci n'a toujours pas eu lieu. Les Kurdes veulent sa tenue alors que les Turkmènes et les Arabes accusent les partis kurdes d'avoir changé à leur avantage la démographie pour s'assurer une majorité en cas de référendum. En présence du député national néerlandais Harry van Bommel et d'experts, de journalistes et de politiques irakiens, kurdes et turkmènes, les conférenciers ont débattu des tensions dans la région. « Il faut trouver une solution rapide, ce serait bénéfique pour tout le monde », a expliqué Dennis de Jong. « Il est important que tous les groupes soient représentés et dialoguent les uns avec les autres. L'objectif du Parlement européen est de rassembler les gens, il doit être une plateforme pour un vrai dialogue. » (C-C.G)