Bruxelles, 27/04/2010 (Agence Europe) - Le Conseil Affaires générales a adopté, sans débat, lundi 26 avril un règlement autorisant l'extension du soutien financier accordé par le Fonds européen de développement régional (FEDER) à des interventions dans le domaine du logement en faveur des communautés extrêmement pauvres et marginalisées, dont de nombreuses communautés roms. L'Allemagne a voté contre et la Hongrie s'est abstenue, indique un communiqué du Conseil.
Le nouveau règlement étend les interventions dans le domaine du logement pouvant bénéficier du soutien du FEDER à la rénovation de logements dans les zones rurales et au remplacement de logements, qu'ils soient en zone urbaine ou rurale. Actuellement, le FEDER n'autorise les interventions dans le domaine du logement que dans les zones urbaines et la rénovation de logements existants, excluant ainsi nombre des communautés les plus pauvres vivant dans l'UE. Ce règlement résulte d'un accord en première lecture entre le Conseil et le Parlement européen.
L'enveloppe attribuée aux dépenses de logement peut s'élever à un maximum de 3% de la contribution du FEDER à chaque programme opérationnel, pour autant qu'il ne dépasse pas 2% de la contribution totale du FEDER qui est d'environ 198,77 milliards d'euros pour la période 2007-2013. Les États membres doivent cofinancer jusqu'à hauteur de 50%, le taux de cofinancement dépendant de la mesure, précise le communiqué du Conseil.
En facilitant les interventions du FEDER dans le domaine du logement en faveur des personnes marginalisées, le Conseil a pour objectif de promouvoir l'inclusion des Roms et d'autres personnes marginalisées en leur offrant des conditions de logement acceptables. À l'heure actuelle, quelque 8 millions de citoyens de l'UE sont des Roms, soit plus de la population de plusieurs États membres réunis. De nombreux Roms vivent dans une pauvreté extrême, sans véritable accès au logement et à d'autres infrastructures de base. C'est la raison pour laquelle le logement constitue un facteur d'intégration décisif, souligne encore le Conseil. (G.B.)