Bruxelles, 13/04/2010 (Agence Europe) - Herman Van Rompuy, le président permanent du Conseil européen, a pris la parole mardi 13 avril, au nom de l'Union européenne, au sommet sur la sécurité nucléaire convoqué par Barack Obama à Washington où onze des 27 pays membres étaient représentés par leurs dirigeants ou des ministres (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Suède, Belgique, Finlande, Pays-Bas, République tchèque, Pologne). M. Van Rompuy a tout d'abord salué l'initiative du président américain qui, a-t-il dit, « n'accroîtra pas seulement la sécurité nucléaire globale mais contribuera aussi à renforcer le régime international de non-prolifération nucléaire ». La « plus grande menace » pesant sur la sécurité internationale est le « terrorisme nucléaire », c'est-à-dire le risque de voir des terroristes se doter de matériaux nucléaires ou radioactifs, a affirmé M. Van Rompuy. Un effort collectif de tous les pays est nécessaire pour combattre cette menace et préserver la sécurité internationale, a-t-il insisté: « Aucun de nos pays, même pas le plus puissant, ne pourra assurer la paix et la sécurité à lui seul ». L'UE espère que le Sommet de Washington sera le « point de départ d'un effort commun qui nécessitera une participation encore plus large » impliquant « tous les acteurs et tous les pays », a poursuivi M. Van Rompuy. L'objectif qui devrait être fixé par le sommet, à savoir de sécuriser d'ici quatre ans tous les matériaux nucléaires « vulnérables », ne pourra être atteint que si il y a « pleine coopération avec tous les membres des Nations unies », a-t-il dit.
L'UE, pour sa part, est prête à faire sa part de travail. M. Van Rompuy a rappelé que la stratégie européenne de sécurité adoptée en 2003 avait déjà identifié le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive comme les plus grandes menaces pour la sécurité internationale. La stratégie de l'UE de 2003 contre la prolifération des armes de destruction massive et la stratégie de lutte contre le terrorisme de 2005 visent toutes les deux à prévenir des actes de terrorisme nucléaire, a rappelé M. Van Rompuy. Avec son importante industrie nucléaire, l'UE a aussi un « intérêt particulier » à assurer que l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire se fasse dans le respect des normes les plus élevées en matière de sûreté et de sécurité nucléaire ainsi que de non-prolifération, a dit le président du Conseil européen. Les systèmes de contrôle des installations nucléaires dans l'UE coopèrent étroitement avec l'AIEA. « L'UE est prête à partager son expérience, ses meilleures pratiques et son approche régionale pour créer des liens de confiance avec d'autres pays ou régions », a poursuivi M. Van Rompuy. L'UE soutient le rôle essentiel que joue l'AIEA dans la promotion de la sécurité nucléaire. Avec plus de 30 millions d'euros, les 27 sont d'ailleurs les principaux contributeurs financiers au Fonds de sécurité nucléaire de l'AIEA, a-t-il rappelé. (H.B.)