Bruxelles, 19/03/2010 (Agence Europe) - Catherine Ashton devrait présenter sa proposition sur le futur service européen pour l'action extérieure (SEAE) au COREPER le 25 mars, selon des sources bien informées. Des divergences de vues subsistent encore entre les États membres, la Commission et le Parlement sur certains aspects du futur service « mais en général, le travail progresse bien et il devrait être possible de respecter le calendrier », à savoir avoir un accord fin avril, expliquent ces sources. Les ministres des Affaires étrangères/européennes auront une réunion conjointe lundi après-midi 22 mars pour débattre des problèmes en suspens ainsi que du calendrier. Le COREPER s'est penché cette semaine sur la structure du SEAE sur base d'un organigramme proposé par Mme Ashton. Celui-ci suggère que la gestion quotidienne du service soit confiée à un secrétaire général épaulé par deux adjoints: l'un chargé des relations interinstitutionnelles et de la communication, le deuxième présidant notamment le Comité politique et de sécurité (COPS). Le Centre de situation (SitCen) dépendrait du secrétaire général, tout comme la Direction générale chargée des délégations extérieures et du budget. Cinq autres DG seraient placées sous la direction du secrétaire général et de ses deux adjoints: une DG « thématique » (droits de l'Homme, non-prolifération, relations avec l'ONU, questions globales) ainsi que quatre DG chargées de pays ou de régions spécifiques. Plusieurs pays membres estiment que le COPS et le SitCen sont si importants qu'ils devraient être placés directement sous la responsabilité de la HR. L'organigramme prévoit aussi la possibilité pour la HR de nommer des « envoyés spéciaux » pour la représenter, par exemple, lors d'événements majeurs tels que la catastrophe en Haïti. Certains États membres ont du mal à accepter que ces envoyés spéciaux puissent être désignés directement par le HR sans implication des 27 comme c'est le cas pour les Représentants spéciaux de l'UE. La programmation de l'aide au développement et du budget de la politique de voisinage continue également à poser problème. Les États membres et la HR souhaitent que le SEAE soit non seulement responsable de la définition des priorités stratégiques de ces deux politiques (qui resteront sous la responsabilité de la Commission) mais soit également impliqué aussi loin que possible dans leur mise en œuvre concrète. Ce qui ne plaît évidemment pas à la Commission qui défend ses prérogatives en la matière. (H.B.)