Bruxelles, 09/03/2010 (Agence Europe) - La plupart des députés de la commission des Affaires étrangères (AFET) du Parlement européen souhaitent que le Conseil européen des 25/26 mars donne déjà le feu vert au lancement des négociations d'adhésion avec l'Islande, indépendamment du « problème bilatéral » qui subsiste entre le pays et deux États membres, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, sur la compensation des pertes subies lors de la faillite de la banque Icesave. Un projet de loi portant sur le remboursement de près de 4 milliards d'euros a été rejeté par une majorité écrasante des Islandais lors du référendum du 6 mars (EUROPE n° 10093). Les eurodéputés partagent l'avis du commissaire à l'Élargissement, Stefan Füle, qui était l'invité de l'AFET lundi soir à Strasbourg, selon lequel l'affaire Icesave ne devrait pas interférer avec le processus d'adhésion. « La balle est maintenant dans le camp du Conseil qui pourrait ouvrir les négociations d'adhésion avant la fin du mois », ont souligné le rapporteur sur l'Islande, le Roumain Cristian Dan Preda (PPE) et l'Irlandais Pat the Cope Gallagher (ADLE), le chef de la délégation pour les relations avec les pays de l'Espace Économique Européen (EEE). Elmar Brok (PPE, allemand), en revanche, s'inquiète du fait qu'à l'heure actuelle « seulement 33% des Islandais sont favorables à l'adhésion » et se demande si l'UE « peut vraiment négocier (l'adhésion) avec un pays dont la population dira probablement 'non' à la fin », lors du référendum qui sera organisé en Islande. (H.B.)