Bruxelles, 16/02/2010 (Agence Europe) - « La croissance est en voie de s'affirmer », mais elle reste « fragile, modérée », comme le confirment les derniers chiffres présentés par Eurostat, a estimé, lundi 15 février, Jean-Claude Juncker. Des « résultats peu enthousiasmants », selon le président de l'Eurogroupe, alors que la croissance du PIB de la zone euro au quatrième trimestre 2009 est péniblement restée positive (+0,1% ). Une situation qui appelle la zone euro à se concentrer davantage au cours des mois à venir sur les divergences de compétitivité des économies qui la composent. « Ces divergences furent maîtrisables au cours des années écoulées, elles se sont un peu rétrécies durant les mois de crise, mais nous pensons que nous devons y accorder plus d'attention », a souligné M. Juncker à l'issue de la réunion des Seize.
Ce sentiment est partagé par le nouveau commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, qui présentera les prévisions intérimaires de la Commission le 25 février prochain et qui prépare surtout des propositions visant à renforcer la surveillance des déséquilibres macro-économiques au sein de la zone euro. Nous avons besoin d'une surveillance approfondie et plus large, pour détecter plus tôt les déséquilibres entres les États membres, et la Commission présentera « bientôt » des propositions pour renforcer la coordination économique de la zone euro, a-t-il confirmé. La Commission prépare sa proposition, notamment sur la base de l'article 136 du Traité sur le fonctionnement de l'UE « qui prévoit un certain nombre d'instruments sur une surveillance plus approfondie et plus large des politiques économiques de la zone euro », a ajouté M. Rehn, qui ne souhaite pas seulement mettre l'accent sur les politiques budgétaires, mais aussi sur des enjeux structurels et les déséquilibres macro-économiques (divergences de compétitivité). La proposition pourrait être présentée encore cet hiver ou au printemps. (A.B.)