Bruxelles, 16/02/2010 (Agence Europe) - Les experts du Comité spécial agriculture (CSA) ont, dans l'ensemble, plutôt bien accueilli le projet de conclusions que le Conseil des ministres de l'Agriculture de l'UE devrait adopter le 29 mars, sur les actions à entreprendre pour améliorer le fonctionnement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire. Toutefois, certains ajustements du texte seront nécessaires pour satisfaire le plus grand nombre de délégations.
Le projet de conclusions souligne l'importance d'améliorer la structure et la consolidation du secteur agroalimentaire. Il insiste sur l'importance des organisations interprofessionnelles et aussi sur le besoin de renforcer et d'agrandir la taille des coopératives et des organisations de producteurs. Certains États membres, comme l'Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni, ont insisté lors du CSA sur le fait que la taille des coopératives et des organisations de producteurs ne doit pas être un but en soi (c'est plutôt la puissance de ces entités qui compte, selon ces délégations).
Le projet de conclusions encourage les initiatives d'autorégulation entre les parties prenantes au sein de la chaîne d'approvisionnement alimentaire et invite la Commission à préparer des contrats-types pour le secteur agroalimentaire, dont l'utilisation serait volontaire. Certains pays, comme la France, la Grèce, le Portugal ou encore la Roumanie demandent que ces instruments soient obligatoires, tandis que d'autres (Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède, notamment) insistent pour que l'utilisation de ces contrats soient facultatifs. Des divergences identiques apparaissent lorsque le texte évoque l'adoption (facultative) de codes de bonnes pratiques commerciales pour toutes les parties prenantes au sein de la chaîne alimentaire.
S'agissant de l'articulation entre la PAC et les règles de concurrence, certains pays (France, Grèce, Italie…) demandent un engagement clair pour changer les règles du jeu, tandis que d'autres (République tchèque, Danemark, Royaume-Uni…) sont bien plus prudents. Le projet de conclusions sera rediscuté au sein du CSA, notamment pour tenir compte des résultats du débat qui aura lieu le 23 février au sein du groupe de haut niveau chargé de réfléchir à l'avenir du secteur du lait. (L.C.)