Bruxelles, 08/02/2010 (Agence Europe) - Dans ses réponses au document de consultation sur la stratégie UE 2020 (EUROPE n°10026), le Comité des Régions (CdR) avait formulé des remarques d'ordre général, reprises dans l'avis d'initiative de Christine Chapman (PSE, britannique), membre de l'assemblée du Pays de Galles et rapporteur du Comité des Régions sur l'avenir de la stratégie pour la croissance et l'emploi et adopté en décembre dernier. Bien que formulées avant la date limite du 15 janvier 2010 pour les réponses à cette consultation, ces remarques constituent le cœur de la position du CdR sur le document en question. Aucun changement ne devrait intervenir sur le point de vue du CdR sur ce dossier. Notons que le Comité encourage la Commission Barroso II à adopter une nouvelle approche qui ne repose pas uniquement sur une revalorisation des objectifs sociaux et environnementaux mais qui rende également la politique plus inclusive, notamment en tenant compte du rôle crucial joué par les collectivités locales et régionales en matière de création d'emplois.
Toujours par la voix de Christine Chapman, le Comité: - juge très préoccupant que le document de consultation de la Commission omette de reconnaître explicitement le rôle important que jouent les collectivités territoriales dans toute l'Europe pour réaliser les objectifs de Lisbonne sur le terrain ; - constate que les termes « régions » et « régional » n'apparaissent que 4 fois dans le document, et lorsqu'il évoque l'importance d'associer les régions, le document de consultation demande aux « parlements nationaux » de participer, mais ne cite pas le rôle des « parlements régionaux ». Il demande aux collectivités territoriales de faire comprendre à la Commission dans leurs réponses à la consultation, que cela doit être corrigé dans la proposition qui sera envoyée pour accord au Sommet de printemps 2010 ; - estime que les objectifs ambitieux de la stratégie de l'UE 2020 seraient beaucoup trop difficiles à réaliser sans la participation des collectivités locales et régionales, en particulier si l'accès du Fonds de cohésion de l'UE est réduit après la révision du budget ; - souligne l'importance d'une politique de cohésion à l'échelle européenne, à la fois en raison des avantages que celle-ci apporte pour soutenir des actions souples et ciblées sur le terrain, et également du point de vue des structures de gouvernance qui placent les partenariats locaux et régionaux au cœur même du versement des fonds. C'est de cette façon, commente le Comité, que l'UE a pu être en mesure de rester en contact avec les échelons locaux et régionaux et de leur apporter une valeur ajoutée. Et de conclure: « La Commission ferait bien d'entendre ce message, et de tenir compte de nos recommandations afin de s'appuyer sur cette approche intégratrice, si elle veut assurer la future stratégie d'un plus grand succès ». (G. B.)