Bruxelles, 08/02/2010 (Agence Europe) - À la veille du Sommet européen informel qui se tiendra le 11 février à Bruxelles, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, recevra les représentants de la Confédération européenne des Syndicats (CES) ainsi que des organisations syndicales espagnoles, belges et hongroises. Les syndicalistes lui remettront leur message demandant des garanties pour l'emploi et la protection sociale. Le secrétaire général de la CES, John Monks, a dit « espérer que les chefs d'État et de gouvernement et les autorités européennes donneront ces garanties aux travailleurs et qu'elles seront confimées par les Sommets européens du 11 février et de printemps ».
Dans la lettre qu'ils ont adressée à leurs chefs d'État et de gouvernement respectifs, le message est très clair: « Vous avez sauvé les banques. Maintenant sauvez l'emploi ! », rappelle un communiqué du secrétaire général de la CES. Pour cette raison, l'organisation exige que les chefs d'État et de gouvernement ainsi que les autorités européennes: (1) maintiennent un niveau élevé de dépenses publiques pour favoriser la croissance, et dans le cadre d'un plan européen de relance élargi, injectent 1% supplémentaire du PIB pour la création de nouveaux emplois pour les chômeurs ; (2) garantissent en 2010 des opportunités d'emplois et de formation pour tous les jeunes afin d'éviter qu'une génération soit sacrifiée ; (3) soutiennent le pouvoir d'achat et investissent dans la protection sociale et les services publics qui se sont révélés être des éléments stabilisateurs cruciaux pour éviter que la récession ne se transforme en dépression. Les dépenses publiques ne doivent pas seulement être considérées comme des coûts, insiste la CES ; (4) combattent les inégalités et le travail précaire afin que les travailleurs détachés et migrants soient traités de la même manière que les autres travailleurs ; (5) réglementent les marchés financiers pour éviter la répétition du désastre que nous avons connu. (G. B.)