Bruxelles, 08/02/2010 (Agence Europe) - La Commission européenne a autorisé, lundi 8 février, un régime d'aides relatif aux fourreaux et d'autres mesures financières afin d'étendre l'accès au haut débit dans les zones rurales non desservies de la région allemande de Saxe. Elle a constaté que ce régime d'aides était conforme aux lignes directrices relatives au haut débit, notamment parce qu'il permettra aux opérateurs de déployer leurs propres câbles, ce qui multipliera les possibilités de concurrence axée sur les infrastructures.
La commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, a commenté, selon un communiqué, que « des aides bien ciblées peuvent contribuer à réduire la fracture numérique sans supplanter les investissements privés ». Elle se dit convaincue qu'un financement public des fourreaux « réduira considérablement le nombre de zones de Saxe non desservies sans fausser indûment la concurrence ».
La connexion des communautés rurales aux services haut débit ne présente généralement pas d'intérêt commercial pour les opérateurs privés, car la faible densité de population ne leur permet pas d'attirer suffisamment d'abonnés pour rentabiliser leur investissement, explique la Commission dans un communiqué. Cette situation peut entraîner des disparités considérables en ce qui concerne la disponibilité du haut débit sur le territoire d'un État membre.
Le régime d'aides allemand donne aux municipalités de Saxe la possibilité d'offrir les fourreaux qu'elles possèdent aux opérateurs du haut débit. Cette mesure se traduira par une réduction sensible des coûts supportés par ces opérateurs et devrait leur permettre de déployer leurs propres éléments de réseaux dans des zones ne présentant autrement aucun intérêt commercial à leurs yeux. Les municipalités sont tenues d'offrir des fourreaux multifibres pouvant abriter un grand nombre de câbles concurrents, ce qui devrait stimuler la concurrence dans l'intérêt des clients dans ces zones. Le régime prévoit également des aides financières aux opérateurs pour la réalisation de leurs projets de haut débit. L'aide publique est limitée à 500 000 euros par projet, mais l'obligation de s'appuyer dans la mesure du possible sur les infrastructures existantes devrait faciliter la mise au point de solutions locales pour les zones négligées jusqu'à présent. (L.C.)