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Bulletin Quotidien Europe N° 10073
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Économie

Les Européens cherchent à rassurer sur les déficits et la monnaie unique

Bruxelles, 08/02/2010 (Agence Europe) - Lors de la réunion du G7 Finances, organisée le week-end dernier à Iqaluit, dans le grand nord canadien, les Européens ont réaffirmé à leurs partenaires que la zone euro saura faire face à la crise budgétaire que connaissent certains États membres. Une mise au point qui intervient au moment où la défiance des marchés semble s'étendre à d'autres économies de la zone euro (des doutes sont désormais émis sur la solvabilité de l'Espagne et du Portugal en particulier).

La capacité de la zone euro à assumer, seule, la crise grecque a été soulignée par le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, qui insiste: « Nous avons parlé de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne et nous avons dit à nos partenaires que nous devions régler nous-mêmes le problème, sans l'aide du FMI ». Jim Flaherty, ministre canadien des Finances, a quant à lui indiqué à l'issue des débats, samedi 6 février, que la dette des membres de la zone euro doit être gérée par l'UE et non par le G7. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a pour sa part rappelé sa confiance dans l'action déterminée des autorités grecques en vue de corriger le déficit public du pays et de « prendre toutes les décisions nécessaires » en ce sens. Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, s'est aussi voulu rassurant, tout en écartant l'hypothèse d'une intervention plus directe des États membres pour soutenir les finances publiques grecques.
« La Grèce doit comprendre que quand on viole les règles pendant trop longtemps, on doit payer un jour le prix fort », a-t-il dit, en déclarant aussi: « L'euro restera stable, les marchés ont toujours tendance à réagir avec excès ». De ce point de vue, la crise actuelle semble même avoir un effet positif, l'euro étant retombé vendredi à son plus bas depuis huit mois, sous les 1,36 dollar (pour se reprendre quelque peu ensuite).

Les mesures de soutien budgétaire de l'économie mondiale se poursuivront pour l'instant, a aussi répété le G7. « Nous continuerons à mettre en œuvre la politique de relance à laquelle nous nous sommes respectivement engagés, et envisageons les stratégies de sortie », a confirmé Jim Flaherty, appuyé par le chancelier de l'Échiquier, Alistair Darling, qui précise: « Nous sommes tous résolus à continuer à soutenir nos économies jusqu'à ce qu'une reprise solide soit établie ».

Par ailleurs, en vue de résoudre plus largement la crise financière mondiale, le G7 a aussi réitéré sa demande en faveur de propositions du FMI sur la mise en place d'une taxation sur le secteur bancaire. « Nous avons convenu de travailler ensemble pour nous assurer que les institutions financières supporteront le coût de leur contribution à la crise », a expliqué M. Flaherty. Une réunion du G7 consacrée à la régulation des marchés financiers se tiendra le 20 mai à Berlin. (A.B.)

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