Bruxelles, 21/01/2010 (Agence Europe) - Les États membres veulent amender le protocole du Traité de Lisbonne sur la composition du Parlement européen - afin d'augmenter provisoirement le nombre de députés de 736 à 754 jusqu'aux élections européennes de 2014 quand le nombre retombera à 751 - sans passer par la convocation d'une Convention qui, normalement, doit précéder la CIG qui modifie le traité. C'est ce que le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, affirme dans une lettre au président du PE, Jerzy Buzek. Le Conseil européen de juin 2009 avait décidé qu'après l'entrée en vigueur du nouveau traité, 18 sièges supplémentaires seraient ajoutés aux 736 sièges pourvus lors des dernières élections européennes: quatre pour l'Espagne, deux pour l'Autriche, la France et la Suède, ainsi qu'un député en plus pour les Pays-Bas, la Pologne, l'Italie, la Slovénie, la Bulgarie, la Lettonie, Malte et le Royaume-Uni. Le Conseil Affaires générales du 7 décembre 2009 a déjà donné son accord à cette modification mais, lors du Conseil européen du 11 décembre, les dirigeants ont décidé de consulter le PE et la Commission en vue de procéder sans délai à cette modification du traité - de préférence lors d'une CIG courte et rapide afin de ne pas ouvrir la boîte de Pandore des longues et difficiles négociations qui ont précédé l'adoption du traité de Lisbonne. Dans sa lettre, M. Van Rompuy informe M. Buzek de la volonté des États membres de consulter le PE sur le sujet et d'obtenir, notamment, son accord sur le fait de ne pas organiser de Convention. Mercredi 20 janvier, M. Buzek a annoncé en séance plénière que la commission des affaires constitutionnelles allait désigner un rapporteur sur la question dans les prochains jours. Le libéral britannique Andrew Duff n'est pas d'accord et appelle déjà à la tenue d'une Convention, conformément aux dispositions du nouveau traité (EUROPE n°10038). (H.B.)