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Bulletin Quotidien Europe N° 10061
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JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/palestine

De retour de Gaza, une délégation de députés européens et nationaux S&D, libéraux, verts et GUE demande la levée du blocus israélien

Strasbourg, 21/01/2010 (Agence Europe) - De retour de Gaza, douze députés européens en état de choc ont appelé devant la presse, mercredi 20 janvier à Strasbourg, à la levée du blocus par Israël de l'étroite bande de terre coincée entre Israël et l'Égypte, où une mission interparlementaire de 60 députés européens et nationaux issus de quatre groupes politiques - S&D, ADLE, Verts/ALE et GUE/NGL - ont évalué, sous la conduite du parlementaire britannique Sir Gerald Kaufman (travailliste) et des ONG du European campaign to end siege on Gaza, la situation humanitaire du territoire palestinien en état de siège depuis 2006. « Un an après la fin de la guerre, la situation humanitaire à Gaza est catastrophique. Nous avons visité 300 familles endeuillées et dont les maisons ont été bombardées et détruites. Il faut mettre un terme au blocus, arrêter la contrebande (via les tunnels souterrains qui relient Gaza à l'Égypte, NDLR) et restaurer les échanges », a estimé le Britannique Richard Howitt (S&D). « Ce qui m'a choqué, c'est la magnitude des souffrances. Les activités fondamentales quotidiennes n'existent plus. Le transport est un système médiéval. Les abris et logements sont détruits depuis longtemps », a renchéri l'Italien Niccolò Rinaldi (ADLE), dénonçant « l'ampleur de la stupidité au niveau politique » du blocus qui, selon lui, empêche la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens. « L'embargo général renforce la haine de la population palestinienne à l'égard d'Israël », a-t-il ajouté. « Rien n'a changé en un an. Le blocus empêche toute reconstruction, même le ciment n'arrive pas. L'attaque de Gaza (à l'hiver 2008/2009, NDLR) visait à miner l'économie palestinienne. Le blocus est une punition collective infligée à la population palestinienne à l'encontre du droit international », a ajouté la Britannique Jill Evans (Verts/ALE), appelant à suspendre l'accord d'association entre l'UE et Israël. « Il faut un processus de résolution globale du conflit et arrêter la colonisation. Faisons taire armes et bombes, ouvrons les frontières pour permettre des échanges normaux », a insisté la Britannique Bairbre de Brún (GUE/NGL). « Nous ne pouvons plus accepter ce blocus, il faut que l'UE prenne une résolution forte », a estimé la Française Malika Benarab-Attou (Verts/ALE), pointant du doigt l'absence d'accès aux médicaments et la non scolarisation des jeunes, et appelant les capitales européennes à reconnaître le choix du peuple palestinien d'être conduit par le Hamas, tout en insistant sur la nécessité d'une réconciliation avec le Fatah. « L'erreur de l'Europe, c'est d'avoir coupé le contact avec le Hamas après sa victoire en 2006 », a ajouté l'Irlandaise Nessa Childers (S&D). La Portugaise Marisa Matias (GUE/NGL) a quant à elle appelé à la reconnaissance de l'État palestinien et du droit du peuple palestinien à l'autodétermination, mais aussi à une action humanitaire, et plaidé pour un retour des parties à la table des négociations. Le Luxembourgeois Robert Goebbels (S&D) a quant à lui déploré le blocage par Israël des fonds (plus de 4 milliards de dollars) promis à Gaza lors de la conférence de Sharm El Sheikh début 2009. Outre un rapport de mission à la Chambre des Communes au Royaume-Uni, la délégation parlementaire, qui compte aussi la Britannique Alyn Smith (Verts/ALE), l'Allemand Helmut Scholz (GUE/NGL) et le Slovaque Boris Zala (S&D) dans ses rangs, prévoit de rencontrer la Haute représentante de l'UE, Catherine Ashton et espère entrer en contact avec le président américain Barack Obama, a conclu l'Allemande Alexandra Thein (ADLE). (E.H.)

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