Bruxelles, 07/12/2009 (Agence Europe) - Tout en accueillant positivement le papier d'orientation personnel de Pawel Samecki sur l'avenir de la politique de cohésion de l'UE (EUROPE n° 10032), la présidente de l'Assemblée des Régions d'Europe (ARE), Michèle Sabban, l'a défini comme « un pas dans la bonne direction, en particulier au vu des tendances absurdes de la Commission à flirter avec l'idée d'une renationalisation de la politique de cohésion aux dépens des objectifs de cohésion territoriale » (EUROPE n°10005). Mais pour la présidente, ce papier « ne va pas assez loin dans la défense d'un système de réelle gouvernance à plusieurs niveaux, dans lequel le niveau régional serait vu comme un partenaire à part entière et non de seconde zone ».
Dans un communiqué, l'ARE affirme que: (1) l'objectif de « compétitivité » devrait bénéficier d'une définition plus large. Un territoire ne peut être compétitif, explique l'Assemblée, sans par exemple des services publics de qualité ou un soutien local aux PME, qui sont les principaux moteurs de croissance de l'Europe ; (2) des institutions régionales fortes sont une précondition essentielle à la future croissance économique. Des régions fortes ont de meilleurs résultats économiques que les régions des États fortement centralisés. C'est la raison pour laquelle le renforcement des capacités institutionnelles ne doit pas se limiter seulement à la Commission et aux États membres ; (3) une meilleure coordination entre les instruments de financement européens doit aller plus loin encore. Ainsi, le Fonds de développement rural doit, par exemple, être inscrit dans le cadre de la politique de cohésion pour éviter une complexité et des charges inutiles. Pour l'Assemblée, le document de réflexion personnelle de M. Samecki prête peu d'attention au besoin de coordonner la politique de cohésion avec toutes les politiques de l'UE qui ont un impact territorial. (G.B.)