Bruxelles, 07/12/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne devrait trancher au cours de cette semaine la question de l'attribution du contrat pour la construction des satellites restants du programme Galileo (Programme européen de radionavigation par satellite). La décision pourrait être ajournée, mais le report de la commande risque de retarder d'au moins un an l'ensemble du programme (rappelons que les premiers satellites doivent être lancés entre 2012/2013 et que pour répondre à cette exigence, il est nécessaire de passer commande pour au moins 8 satellites avant la fin de cette année). Deux consortiums allemands, Astrium et OHB System, associé au britannique SSTL (Surrey Satellite Technology Limited qui a déjà construit le satellite Giove A, lancé en 2005 avec pour objectif principal d'occuper les fréquences destinées au programme), ont été mis en concurrence pour le segment spatial après une présélection faite par la Commission en septembre 2008 (EUROPE n° 9744). Il a été demandé à chacun d'eux de présenter trois options de 8, 14 ou 22 satellites pour une valeur totale ne dépassant pas 840 millions d'euros. Plusieurs possibilités entrent donc en ligne de compte. Ou bien la Commission, tenue de prendre en considération lors de sa décision la durabilité des satellites et la compétitivité de l'offre, se limitera à passer commande pour 8 satellites et à procéder à des appels d'offres supplémentaires (nécessaires pour arriver à la constellation de trente satellites mises en orbite) dans les années suivantes. Soit elle en choisira 14 avec l'option de relancer un appel d'offres pour les 8 manquants ou elle choisira directement de passer commande de 22 satellites auprès d'un même consortium. Les satellites commandés s'ajouteront aux quatre premiers satellites du programme commandés auprès d'Astrium. La Commission devrait aussi décider au plus vite possible de l'attribution des contrats dans deux autres lots du programme: celui des lanceurs (Arianespace) et celui de l'appui en ingénierie système que se disputent Thales AleniaSpace (Italie) et Logica (Pays-Bas). À ce stade, les retards engrangés se sont soldés par un surcoût d'environ 600 millions d'euros provoqué notamment par le segment spatial (350 millions d'euros) et par le segment des lanceurs dont le coût dépasse d'environ 300 millions les 700 millions d'euros prévus initialement. (A.By.)