Bruxelles, 10/11/2009 (Agence Europe) - La délégation du Parlement européen chargée des relations avec l'Irak, s'est interrogée, mardi 10 novembre, sur la nécessité et les risques d'envoi d'une mission d'observation aux élections de janvier prochain dans ce pays, même si la stabilité y est, selon divers intervenants, meilleure mais encore fragile. Le président de la délégation parlementaire, le conservateur britannique Struan Stevenson a rendu compte d'une récente mission en Jordanie où la représentation de la Commision est en train, a-t-il dit, d'étudier les conditions dans lesquelles une présence européenne sera assurée. Il ne peut s'agir d'une mission d'observation, a répondu Patricia Llombart-Cussac, au nom de la Commission européenne, en soulignant la difficulté de garantir la sécurité des envoyés européens, fonctionnaires ou eurodéputés. « Aucune aide logistique n'est possible » sur place, a-t-elle constaté. Elle a néanmoins précisé que la Commission envisage l'envoi de techniciens spécialistes de l'organisation électorale. Mme Llombart-Cussac a brossé un large tableau de la situation qu'elle affirme être en relative amélioration même s'il reste beaucoup à faire en matière de sécurité, de structuration politique et économique et, surtout, pour l'instauration d'une base de consensus politique qui permettrait à toutes les composantes partisanes ou ethniques de travailler ensemble pour le redressement du pays dont elle souligne le large potentiel économique et énergétique. Elle a aussi souligné l'importance d'un règlement rapide de la question des réfugiés irakiens pour ne pas rééditer l'expérience des camps palestiniens. Objectif: inciter tous les Irakiens à retourner en Irak, a-t-elle affirmé, en substance. (F.B.)