21/02/2001 (Agence Europe) - Pervenche Berès, élue socialiste française au Parlement européen, a critiqué les contradictions dans l'attitude du président Chirac au sujet de la crise de la vache folle. "7 novembre 2000: Jacques Chirac se prononce, sans prévenir le gouvernement, pour l'interdiction totale des farines animales. 18 février 2001: au salon de l'agriculture, il juge "irresponsable" l'avis rendu par l'Affssa sur l'éventuelle transmission de l'ESB aux moutons", note Mme Berès dans un communiqué. Et elle ajoute: "Il faut rester cohérent: face à une crise de cette ampleur, crise sanitaire, mais aussi économique et sociale, on ne peut que condamner l'attitude opportuniste de Jacques Chirac. La situation actuelle est trop grave pour que l'on utilise le principe de précaution à tort et à travers". Mme Berès, par ailleurs, insiste sur la priorité à donner à la sécurité des consommateurs, mais aussi sur la nécessaire "solidarité européenne et nationale" à l'égard du monde agricole, qui ne peut pas supporter seul les conséquences de cette crise.