Les flux d'investissements directs étrangers (IDE) d'un pays à l'autre devraient continuer d'augmenter en 2001, malgré le ralentissement de la croissance aux Etats-Unis, mais à un rythme plus lent, indique la société de conseil américaine AT KEARNEY. Parmi les dirigeants (PDG et directeurs financiers) des 1.000 plus grandes entreprises mondiales interrogés par AT KEARNEY, 85% (contre 90% en 2000) envisagent de maintenir ou d'accroître leurs investissements à l'étranger, malgré des perspectives économiques moins pospères aux Etats-Unis. Le classement des pays les plus attractifs pour les investisseurs étrangers montre un décollage des pays émergents en 2000. Si les Etats-Unis restent la destination de prédilection des investisseurs étrangers, la Chine et le Brésil délogent désormais le Royaume-Uni de la seconde place. Le Mexique, première destination des Américains pour leurs investissements, s'installe en cinquième position (contre une septième place dans le classement précédent) alors que l'Inde atteint la septième place. - Tunisie: le Ministre de la Coopération internationale et de l'investissement extérieur M.Fethi Merdassi a annoncé que le volume des IDE en Tunisie a atteint 1.100 millions de dinars en 2000, soit une hausse de 125% par rapport à 1999 (488 millions de dinars). Le secteur des industries manufacturières a été le plus sollicité avec la création de 162 entreprises dont 81 dans le secteur textile-habillement, 18 dans les industries diverses, 17 dans les industries électriques et 13 entreprises dans l'agro-alimentaire. - Chili: les IDE au Chili ont enregistré une baisse de 61,8% en l'an 2000 par rapport à 1999, totalisant 3,7 mrds de dollars contre 9,7 mrds de dollars l'année précédente, a indiqué le Ministère de l'Economie. Les investissements étrangers, principalement nord-américains et européens, avaient augmenté de façon soutenue à partir de 1990, atteignant le chiffre record de 9,714 mrds de dollars en 1999. Les principaux investissements provenaient en l'an 2000 des Etats-Unis (734 millions de dollars), d'Espagne (710 millions de dollars) et du Canada (664 millions de dollars). Un rapport du Ministère impute la baisse à la crise asiatique qui a paralysé plusieurs projets, affecté les échanges commerciaux du Chili et provoqué une récession de plusieurs mois.