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Bulletin Quotidien Europe N° 7904
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) pe/bei

Dans sa première intervention en plénière sur le rapport annuel, le président de la BEI accueille favorablement plusieurs suggestions du rapporteur Alain Lipietz

Strasbourg, 15/02/2001 (Agence Europe) - Dans son plan sur ses priorités pour la période 2001-2005, la Banque européenne d'investissement tient déjà compte de certaines recommandations du rapporteur du Parlement européen sur le rapport de la Banque pour l'an 2000, Alain Lipietz, a affirmé le président de la BEI, Philippe Maystadt mercredi après-midi, lors de sa première intervention devant la plénière du PE à l'occasion de la discussion du rapport annuel de la Banque. Ainsi, a noté M.Maystadt, les « priorités opérationnelles » énoncées dans le plan couvrent notamment la politique de coopération au développement, l'aide aux candidats à adhérer à l'UE et la protection de l'environnement (les dépenses dans ce domaine ont augmenté en 2000 de 39% par rapport à 1999, a-t-il précisé). Parmi les autres demandes du Parlement, M.Maystadt a évoqué en particulier: (1) la transparence: la BEI traite surtout avec des sociétés privées, qui tiennent à une certaine confidentialité, a rappelé M.Maystadt, qui a cependant annoncé que la Banque allait publier sur son site internet tous les projets en cours d'examen avant qu'ils ne soient soumis à son conseil d'administration, sauf si les sociétés concernées ont de bonnes raisons de s'y opposer ; (2) le contrôle externe de la BEI: M.Maystadt s'est dit « ouvert à toute formule praticable de supervision bancaire », et a estimé que la formule la plus praticable serait la réforme du comité de vérification. (Voir EUROPE du 9 février, p. 9, au sujet de la conférence de presse de M.Maystad sur le rapport annuel).

Le rapporteur, le Vert français Lipietz, a dit pouvoir partager les grandes priorités de la BEI, tout en constatant que « l'Europe change », et que la Banque doit en tenir compte, et faciliter en particulier l'octroi de crédits destinés aux tâches suivantes: - ouverture de l'UE à l'Europe de l'Est, y compris aux Balkans ; -engagements de réduction des émissions de gaz à effets de serre pris dans le Protocole de Kyoto ; - rôle des PME en tant qu'élément sur lequel l'UE s'appuie pour devenir un pôle d'excellence. M.Lipietz a constaté que l'attitude du Parlement européen est moins consensuelle en ce qui concerne le rôle "officiel" des ONG dans la préparation des décisions de la BEI, et les modalités du contrôle prudentiel. La démocrate-chrétienne néerlandaise Karla Peijs a insisté pour sa part sur le contrôle de la bonne utilisation des ressources de la BEI et a affirmé que l'accent mis sur l'environnement ne doit pas faire oublier les autres priorités, alors que la socialiste néerlandaise Ieke van den Burg, en regrettant que l'hémicycle soit à moitié vide, a espéré que la présence du président de la Banque lors de ce débat annuel devienne régulière et systématique. Sur le fond, Mme van den Burg a regretté que, dans le rapport de la BEI, la priorité de l'emploi ne soit pas assez explicite, et a souhaité que la Banque, dans son prochain rapport, annonce une initiative sur la qualité de l'emploi, dans le contexte des suites du Conseil européen de Stockholm. Quant à Jonas Sjöstedt, membre suédois du groupe de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique, il a souhaité une véritable réforme de la BEI, afin que ses activités deviennent plus transparentes, alors que le démocrate-chrétien allemand Karl von Wogau a évoqué en particulier le financement aux réseaux de transport transéuropéens.

En adoptant la résolution d'Alain Lipietz, le Parlement européen a approuvé "chaleureusement" les orientations de la Banque pour la période 1999-2000, tout en estimant que la BEI peut "donner davantage la priorité aux exigences environnementales" telles qu'elles avaient été établies à Kyoto et au financement des réseaux transeuropéens, et en l'invitant à mener une enquête plus approfondie sur la contribution réelle que ses interventions apportent au développement régional dans l'UE. Le PE a adopté par ailleurs des amendements du socialiste luxembourgeois Robert Goebbels et de la démocrate-chrétienne néerlandaise Karla Peijs soulignant que la BEI joue un rôle majeur dans "l'élaboration et le financement d'une politique européenne d'investissement", et estimant que la BEI devrait être soumise "à un véritable contrôle prudentiel et aux mêmes règles prudentielles que les banques commerciales". Un autre amendement de M.Goebbels, et de la présidente de la commission économique et monétaire, la sociale-démocrate allemande Christa Randzio-Plath, prie la BEI d' employer des hommes et femmes en nombre égal dans tous ses services, alors qu'un amendement de M.Lipietz lui-même et de Pierre Jonckheer et Gorka Knörr Borràs, également membres du groupe des Verts, plaide pour une plus étroite coordination avec la BERD sur les projets mise en oeuvre dans les pays candidats à l'adhésion et les autres pays d'Europe orientale.

Par ailleurs, dans sa résolution, le PE demande en particulier à la BEI de: - veiller à ce que suffisamment de capital à risque soit mis à la disposition des PME; - accorder toute l'attention voulue au secteur de l'"économie sociale" et aux investissements nécessaires pour développer des"services de proximité"; - présenter les informations qu'elle offre sur son site web dans toutes les langues officielles de l'UE, et pas seulement en anglais et en français comme actuellement.

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