02/02/2001 (Agence Europe) - Le ministre français aux affaires européennes, Pierre Moscovici, a affirmé dans un discours à l'Institut franco-allemand de Ludwigsburg que l'UE doit réfléchir, "dès à présent, sur l'après-élargissement, c'est-à-dire sur la question des frontières de l'Europe". En effet, a-t-il estimé, "une partie des interrogations de nos concitoyens à l'égard de la construction européenne vient de l'incertitude sur les frontières ultimes de l'Union, de cette impression d'un espace en perpétuelle expansion". L'UE doit "offrir clairement" une perspective d'adhésion aux pays de l'ex-Yougoslavie et à l'Albanie, a-t-il dit, en soulignant "avec force, car cela vaudra un jour pour la Bosnie-Herzégovine et l'Albanie comme pour la Turquie, que les critères religieux ne doivent en aucun cas être un obstacle sur la voie de l'intégration européenne". En revanche, selon lui, l'UE doit aborder "avec soin et prudence" la question d'une adhésion de pays comme l'Ukraine, la Moldavie ou le Bélarus, ou "la Russie elle-même".