08/10/2009 (Agence Europe) - La candidature semi-officielle de Tony Blair au poste de premier président stable du Conseil européen (prévu par le Traité de Lisbonne) continue à susciter des réactions. À Berlin, dans l'entourage d'Angela Merkel, on dément des informations en provenance de Paris et de Londres selon lesquelles la chancelière allemande aurait déjà, informellement, donné son appui à la désignation de l'ancien Premier ministre britannique. Mme Merkel n'a pas encore discuté de cette question avec ses collègues européens et elle ne le fera pas tant que l'on ne saura pas avec certitude quand le Traité de Lisbonne entrera en vigueur, expliquent des sources allemandes. Les pays du Benelux seraient également hostiles à M. Blair ; leur « note » commune, intégralement publiée dans le N° 2524 de la série EUROPE/Documents annexé à ce bulletin, a été interprétée dans ce sens par beaucoup d'observateurs. Dans la Süddeutsche Zeitung du 8 octobre, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, le dit ouvertement: « Tony Blair n'a pas l'envergure nécessaire (pour devenir président stable du Conseil européen), ni sur le plan des questions européennes, ni sur le plan des grandes questions de politique internationale ». Par le passé, M. Blair s'est distingué davantage par sa propension à diviser plutôt que d'unir, estime encore M. Asselborn. (H.B.)