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Bulletin Quotidien Europe N° 9993
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/maghreb

La délégation parlementaire fait le point avec la Commission

Bruxelles, 07/10/2009 (Agence Europe) - La délégation parlementaire européenne pour les relations avec le Maghreb et l'UMA s'est réunie mardi 6 octobre à Bruxelles et a fait le point sur les relations avec les pays de cette zone méditerranéenne en arrêtant son programme de travail pour 2010. En préalable à la discussion, la Commission européenne, en l'occurrence Manfredo Fanti, chef d'unité chargé de la coopération avec le Maghreb, répondant aux questions des parlementaires, a évoqué les relations avec chacun des pays caractérisés par une grande diversité des situations. La coopération assez avancée avec le Maroc et la Tunisie contraste avec la lenteur dans la mise en œuvre de l'accord d'association algérien, tandis qu'avec la Libye la phase actuelle est celle des négociations pour un accord-cadre.

Les relations avec le Maroc et la Tunisie se poursuivent sans réels problèmes vers l'octroi d'un « statut avancé » dont l'examen est presque finalisé avec le Maroc qui aspire à se distinguer dans la région par une large coopération avec l'UE. Celles avec la Tunisie devraient progresser assez vite avec l'espoir, a souligné M. Fanti, de réduire les derniers obstacles notés en matière de gouvernance. Concernant les relations avec l'Algérie, M. Fanti a fait part des retards relatifs qui affectent la mise en œuvre de l'accord d'association et les réserves émises par la Commission européenne contre de récentes mesures décidées à Alger en matière d'investissement qui tendent à discriminer les entreprises européennes. Ce sujet a valu à Alger une lettre de la commissaire européenne au Commerce qui attire l'attention sur ce fait alors que l'UE cherche à donner un appui aux réformes algériennes et à promouvoir l'investissement dans ce pays. L'objectif a rappelé M. Fanti est d'aider l'Algérie à sortir de la forte dépendance de son commerce extérieur aux ventes d'hydrocarbures qui laisse l'impression d'un grand déséquilibre dans les échanges avec l'UE. Il y a en Algérie un « potentiel insuffisamment exploité », a-t-il souligné La Commission européenne propose, outre son aide pour dynamiser, les exportations algériennes, un appui pour aider le pays dans son adhésion à l'OMC. M. Fanti relève cependant qu'il existe en Algérie la perception que l'accord d'association n'a pas apporté les bienfaits attendus.

En réponse à une question du socialiste français Kader Arif, il a souligné que la question des droits de l'Homme était un « sujet essentiel couvert par notre dialogue politique » avec chacun des pays. Il a été également question de l'immigration, du dossier du Sahara et, par ailleurs, des appuis financiers à la coopération sociale et dans le domaine culturel.

Bernard Brunet, également au nom de la Commission européenne, chargé des négociations avec la Libye, en a détaillé les différents aspects. Ces négociations en vue de la conclusion d'un accord-cadre devraient reprendre début novembre. Elles devraient amener, selon l'orateur, à « une coopération la plus constructive possible sur la base d'engagements réciproques » et un coup de pouce aux réformes promises dans ce pays pour l'instant marginalisé dans l'espace euroméditerranéen. Son collègue de la DG développement, Bruno Gatta, a effectué une présentation des relations - mises en veilleuse depuis le dernier coup d'État - avec la Mauritanie, un pays à cheval entre la coopération euroméditerranéenne et l'Accord de Cotonou (UE-ACP). (F.B.)

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