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Bulletin Quotidien Europe N° 9984
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/aides d'État

Peter Mandelson critique le projet de rachat d'Opel

Bruxelles, 24/09/2009 (Agence Europe) - Dans une lettre datée du 24 septembre adressée à la Commission européenne, le ministre du Commerce britannique, Peter Mandelson, estime que le projet d'acquisition du fabricant d'automobiles allemand Opel par Magna International comporte des éléments relevant de « l'ingérence politique ». Du côté de la Commission, on assure que la proposition allemande sera passée « au peigne fin » une fois toutes les informations fournies par Berlin.

Dans la lettre adressée à la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes, M. Mandelson dit ne pas être convaincu « que la proposition actuelle de Magna soit la plus viable sur le plan commercial ». Il appelle la Commission à « garantir que le résultat soit décidé en fonction des aspects commerciaux, plutôt que déterminé par l'ingérence politique et les subventions ». Certains s'inquiètent de ce que les conditions du projet ne protègent que les emplois allemands du constructeur. La branche d'Opel au Royaume-Uni, qui opère sous le nom de Vauxhall, compte deux usines et 4700 employés.

Le porte-parole de la commissaire à la Concurrence, Jonathan Todd, a expliqué que la Commission ne tolérerait pas de conditions « de facto ou de jure » concernant les restructurations. Il a souligné que la Commission n'avait pas encore obtenu « tous les faits » de Berlin ; une fois le dossier remis, « nous le passerons au crible » pour déterminer sa compatibilité, a-t-il dit. Selon le commissaire à l'Industrie, Günter Verheugen, « c'est la concurrence entre les fabricants qui va décider des adaptations structurelles », et non pas les aides d'État. Selon la presse allemande, sur les 45 000 d'emplois dans l'UE, Opel vise à en supprimer 10 500, dont
4 000 en Allemagne ; le reste en Belgique, en Espagne et au Royaume-Uni. Objectif: économiser 265 millions d'euros par an. À Bruxelles pour une réunion ministérielle, le secrétaire d'État allemand à l'Économie, Peter Hintze, a confirmé avoir reçu une liste de questions de la Commission, à laquelle il compte répondre « dans les quinze jours ». Le ministre allemand de l'Économie, Karl-Theodor zu Guttenberg (CSU), a souligné que son gouvernement s'efforçait de rendre le projet acceptable à la Commission. Inconcevable, selon lui, d'établir un lien entre les aides d'État et la répartition des suppressions d'emplois, car « nous ne serions alors pas en conformité avec le droit communautaire », a-t-il dit. (C.D.)

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