Bruxelles, 15/09/2009 (Agence Europe) - La Présidence suédoise a présenté mardi 15 septembre à Strasbourg, devant le Parlement européen, le résultat de la première lecture, par le Conseil, du projet de budget 2010 (EUROPE n° 9940). Hans Lindblad, le secrétaire d'État auprès du ministre suédois des Finances, a évoqué un budget « discipliné » qui doit encourager la recherche, l'éducation, la cohésion, tout en se montrant assez flexible pour répondre aux défis (démographique, climatique, extérieur), ce qui suppose l'existence de marges suffisantes.
Le nouveau commissaire au Budget, Algirdas Šemeta, a constaté que les coupes apportées par le Conseil au projet de la Commission sont moins importantes que par le passé, mais il a regretté les réductions qui transmettent un message négatif en ce qui concerne l'emploi et l'aide pré-adhésion, ainsi que les agences. Il a rappelé le contenu de la lettre rectificative numéro un (Palestine, changement climatique, EUROPE n° 9968). Laszlo Surjan (PPE, hongrois) a dit que la crise doit servir à « faire un peu d'ordre », en examinant quels sont les programmes qui méritent vraiment d'être financés et qui peuvent contribuer à surmonter la crise. Vladimir Manka (S&D, slovaque), rapporteur sur le budget du PE, a mis l'accent sur certaines économies possibles. Le Parlement de Strasbourg, occupé très partiellement, était surveillé 365 jours par an. Il ne l'est plus, ce qui permet une économie de 2 millions par an. 11 millions supplémentaires pourraient être économisés dans le budget des traductions, en mettant 5% de ce budget en réserve. M. Manka a demandé que le PE rédige un document sur sa politique immobilière, qui n'a pas toujours été efficace.
Nous regrettons les coupes du Conseil, mais nous comprenons que l'état actuel des finances des États membres ne permet pas d'agir autrement, a concédé le président de la commission des budgets, Alain Lamassoure (PPE français). Qui a évoqué la première tâche pour 2010 (le « bouclage de la tranche 2010 du plan de relance ») et insisté, pour après 2010, sur l'importance de ces trois tâches: - mise en place des procédures, du calendrier et des méthodes découlant de l'adoption du Traité de Lisbonne ; - révision à mi-parcours des perspectives financières ; - réforme des ressources qui alimentent le budget européen. Dans le passé, a commenté M. Lamassoure, les États membres ne voulaient pas dépenser. Maintenant, ils ne le peuvent pas, mais ce sujet impose un débat que le PE voudrait lancer dès l'an prochain. (L.G.)