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Bulletin Quotidien Europe N° 9977
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/santÉ

La Commission propose un cadre de coordination de la lutte contre la grippe pandémique

Strasbourg, 15/09/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a adopté, mardi 15 septembre à Strasbourg, une nouvelle communication sur la lutte contre la grippe A (H1N1). Ce texte, censé constituer un document de stratégie, insiste sur l'importance d'une coordination étroite entre les États membres. Il ne formule aucune proposition véritablement nouvelle et n'envisage aucun financement supplémentaire, que ce soit à l'intérieur de l'Union ou en direction des pays tiers. En réponse à une demande formulée lors de la réunion informelle des ministres de la Santé des 6 et 7 juillet dernier, il est assorti de cinq documents de travail portant sur: - le développement des vaccins ; - les stratégies vaccinales ; - l'acquisition conjointe de vaccins ; - la communication publique ; - le soutien aux pays tiers.

Vaccination. La Commission rappelle que la vaccination est le principal outil de défense contre le virus A (H1N1) et elle suggère aux États membres qui n'ont pas encore clôturé leurs procédures de passation de commande de vaccins de chercher à regrouper leurs commandes, lorsque cela peut accélérer l'acquisition des vaccins. Les connaissances actuelles laissent supposer que deux injections pourraient être nécessaires pour assurer la protection vaccinale du patient. La Commission recommande cependant de ne pas réserver de doses en vue de la deuxième injection. Celle-ci peut intervenir après trois à quatre semaines, ce qui permet l'arrivée de nouveaux lots. Il est recommandé d'utiliser le même vaccin pour les deux injections, afin de garantir la protection du patient et d'éviter des effets indésirables.

Stratégies vaccinales. La Commission présente des options aux États membres pour établir leurs stratégies vaccinales. Pour garantir la continuité des services essentiels, les États membres peuvent organiser la vaccination des personnels de santé (jusqu'à 10 millions de personnes) et des personnels travaillant dans les autres services essentiels (eaux, électricité, protection civile, réseaux, transports, sécurité, etc., soit jusqu'à 20 millions de personnes). Le deuxième groupe comprend les personnes vulnérables: - très jeunes enfants jusqu'à 24 mois (10 millions) ; - personnes de moins de 65 ans présentant une maladie chronique (40 millions) ; - femmes enceintes (7,5 millions) ; - personnes de plus de 65 ans (85 millions). Enfin, pour limiter la vitesse de propagation de la pandémie, les États membres pourraient y ajouter les enfants et adolescents (85 millions). Ce tableau doit permettre aux États membres, qui n'ont pas encore définitivement arrêté leurs intentions, de préciser leurs stratégies. Les services de la Commission se bornent à rappeler que les experts de la grippe estiment que le taux de couverture de la population générale devrait se situer à environ 54% pour limiter l'impact de la pandémie. Ces mêmes experts ont recommandé de donner, au début de la campagne de vaccination, la priorité aux personnels de santé, aux personnes souffrant d'une maladie chronique et aux femmes enceintes.

Soutien aux pays tiers. La Commission va travailler avec ces pays, en particulier sur l'accès aux vaccins et le renforcement des capacités de soins. Elle propose d'examiner la possibilité de réserver pour les pays en développement une partie des vaccins déjà commandés par les États membres.

Impact économique. La communication rappelle enfin la nécessité d'assurer la continuité de l'activité économique et du fonctionnement des services essentiels. Les études macroéconomiques situent le coût de la pandémie entre 0,5% et 6,5% du PIB. Une étude britannique estime que 12% de la population adulte cesserait de travailler pendant le pic pandémique au Royaume-Uni. (O.J.)

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