Strasbourg, 15/09/2009 (Agence Europe) - En dépit de l'échec de la tentative des verts visant à reporter le vote sur la candidature de José Manuel Barroso à sa propre reconduction, Daniel Cohn-Bendit est apparu serein, mardi 15 septembre en marge de la session plénière à Strasbourg. Devant la presse, il a expliqué que « le processus pour Barroso et la Commission » ne s'arrêtera pas avec le vote de ce mercredi. Le débat démocratique va se poursuivre, avec les auditions des commissaires désignés et le vote sur l'ensemble de la Commission. Et c'est le renforcement du caractère démocratique de cette procédure qui est le plus important. « Nous, on sait qu'on n'a pas la majorité », a-t-il dit, soulignant qu'il faut reconnaître que « dans la démocratie, on peut perdre ». C'est sans tergiverser que les verts voteront contre le candidat Barroso, ce mercredi. Mais une chose est claire, selon le président du groupe Verts/ALE, « si Barroso est élu sous le Traité de Nice, la constitution de la Commission doit être finie avant l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne ». Et de comparer la situation à celle d'un match de football: « On ne peut pas faire la deuxième mi-temps avec un autre règlement que la première ». Aussi, « dans les semaines à venir, le problème numéro un de Barroso sera de constituer sa Commission », et le G20 et la conférence de Copenhague passeront à l'arrière-plan, contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, a ajouté Daniel Cohn-Bendit. (O.J.)