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Bulletin Quotidien Europe N° 9967
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/budget

Face aux députés, le commissaire désigné pour le budget, Algirdas Šemeta, s'est montré plutôt convaincant

Bruxelles, 01/09/2009 (Agence Europe) - Algirdas Šemeta semble avoir convaincu les parlementaires européens, mardi 1er septembre, sur ses qualités et son envie d'occuper, jusqu'à la fin du mandat de la Commission européenne actuelle (31 octobre prochain), le poste de commissaire européen au Budget. Il doit remplacer Dalia Grybauskaité, qui a été élue triomphalement nouvelle présidente de la Lituanie. Le Parlement européen votera le 16 septembre en plénière sur la nomination des trois nouveaux commissaires désignés (voir autre nouvelle sur Karel De Gucht, alors que Pawel Samecki, commissaire désigné pour la Politique régionale, sera entendu ce mercredi 2 septembre par les parlementaires). À la suite de cette audition, la commission des budgets enverra au président du PE une « lettre d'appréciation » sur le candidat désigné, puis le président du PE enverra une lettre globale à José Manuel Barroso sur l'ensemble des trois candidats.

Algirdas Šemeta a commencé par dire que son expérience en tant que ministre des Finances de Lituanie lui donne pas mal d'atouts pour assumer avec qualité le poste de commissaire au Budget. Surtout lorsqu'il s'agit de traiter d'un budget de l'UE qui doit désormais jouer un rôle majeur pour redresser les économies européennes et combattre le changement climatique.

Sur la procédure budgétaire 2010, il a dit qu'il était d'accord sur le fait que la procédure doit être bouclée selon les règles actuelles du traité. On ne peut pas changer les règles du jeu à la mi-temps, a-t-il ajouté. Il a dit aussi qu'il regrettait les réductions de crédits opérées par le Conseil en première lecture (juillet) sur le projet de budget 2010. En octobre, une lettre rectificative sera présentée sur la nouvelle estimation des dépenses agricoles, et il semble que les prévisions initiales ont été bien meilleures que les années précédentes, selon le commissaire désigné.

Il a dit que la Commission présenterait prochainement une proposition sur la manière de financer les 2,4 milliards d'euros nécessaires, en 2010, pour la poursuite du plan de relance de l'économie européenne. Il a évoqué l'utilisation des crédits agricoles (y compris ceux non utilisés dans ce secteur) et des redéploiements de crédits dans d'autres domaines. Il a rappelé les initiatives déjà prises par la Commission pour simplifier la gestion des fonds structurels et accélérer les paiements en particulier du Fonds social européen.

Sur la révision budgétaire, « je suis dans une situation difficile », a reconnu Algirdas Šemeta. Il n'a pas été en mesure de dire si c'est la Commission actuelle, ou la suivante, qui fera des propositions sur ce sujet très important. Mais la Commission devra de toute façon faire ce travail avant la fin de l'année. Il a espéré que la Commission mettra « la barre suffisamment haute » sur les réformes. Il a préconisé de « concentrer les ressources sur quelques priorités clés, celles qui apportent de la valeur ajoutée européenne », en citant la croissance durable, la création d'emplois, la lutte contre le changement climatique, l'énergie et les actions extérieures de l'UE.

Algirdas Šemeta s'est aussi prononcé en faveur de « davantage de souplesse » dans le cadre financier pluriannuel, une demande forte de nombreux parlementaires européens. Il a réclamé enfin un système « juste et transparent » de ressources propres, jugeant qu'il faudrait « progressivement se débarrasser » des mécanismes de ristourne et d'exception budgétaire.

Alain Lamassoure, le président de la commission des budgets du PE, a mis en garde contre la tentation de certains commissaires de servir de secrétariat général du Conseil des ministres de l'UE. « C'est une remarque que nous avons eu à faire à M. Barroso et à certains commissaires », a rappelé M. Lamassoure. « Nous avons besoin non pas d'une Commission asservie au Conseil, mais d'une Commission qui assume ses responsabilités », a-t-il ajouté. Par ailleurs, le président de la commission des budgets a insisté sur le fait que les institutions doivent se préparer à appliquer dès le 1er janvier 2010 les méthodes de Lisbonne, car le système sera « complètement différent ».

Göran Färm (S&D, suédois) a interrogé le commissaire désigné sur la manière dont il compte procéder pour résoudre les divergences entre institutions sur le financement des 2,4 milliards d'euros du plan de relance nécessaires pour 2010.

Anne Jensen (ADLE, danoise) a souligné l'urgence d'avoir un budget plus flexible qui permette de réagir rapidement à certains changements.

Helga Trüpel (Verts/ALE, allemande) a souhaité savoir ce que la Commission compte proposer pour favoriser le changement de cap écologique. « Seriez-vous prêts à accepter plus d'argent pour notamment la recherche et les bourses d'étudiants Erasmus ? », a demandé Mme Trüpel. (L.C.)

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