Bruxelles, 16/07/2009 (Agence Europe) - 90% des personnes (67 au total) ayant participé à la consultation estiment que « la Commission devrait agir fermement en vue de réduire toutes les barrières potentielles à l'entrée, à la croissance et à la survie d'entreprises d'audit dans le marché international ». Tel est un des enseignements principaux que tire la Commission dans sa synthèse des réponses à la consultation sur les mesures qui permettraient d'accroître la concurrence sur le marché de l'audit d'entreprises (EUROPE n° 9786). Les personnes interrogées identifient « un besoin d'harmonisation additionnelle au niveau européen concernant les règles d'indépendance, les exigences en matière de qualifications, la limitation de la responsabilité et les normes d'audit ». La possibilité de fournir des services d'audit transfrontaliers sans avoir l'obligation d'être enregistré dans plusieurs États membres constituerait également une avancée.
La directive 2006/43/CE impose que les entreprises d'audit soient majoritairement détenues par les auditeurs eux-mêmes. La plupart des parties intéressées considèrent que la limite réglementaire à l'arrivée de nouveaux investisseurs ne constitue pas l'obstacle principal empêchant l'émergence de nouveaux acteurs sur le marché de l'audit. Selon eux, « modifier les règles actuelles sur le contrôle des entreprises d'audit ne serait pas en soi suffisant ». Certains sont néanmoins d'avis qu'un engagement accru d'investisseurs extérieurs pourrait soutenir la croissance des petites entreprises d'audit, même s'ils restent persuadés que des restrictions sur le contrôle des entreprises doivent être maintenues, comme par exemple la limitation des droits de vote pour un investisseur. Est également mise en avant l'idée d'autoriser la prise de participation de professionnels qui travaillent à temps plein dans une entreprise d'audit sans en exercer le cœur de métier (ex: conseillers fiscaux).
En 2007, la part de marché des quatre plus grandes firmes d'audit (les fameuses « Big 4 »: Deloitte, Ernst & Young, KPMG, PriceWaterhouseCoopers) en termes de revenus issus de services tels que l'audit, l'assurance, le conseil fiscal atteignait 80% du marché total. La crise financière pourrait contribuer à accroître le fossé entre ces quatre cabinets mondiaux et les autres entreprises d'audit. (M.B.)