Bruxelles, 10/07/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a annoncé, trois jours avant le premier anniversaire de l'Union pour la Méditerranée (UpM), une contribution supplémentaire de 72 millions d'euros, pour la période 2009-2010, en faveur des domaines d'intervention jugés prioritaires par le « sommet » de Paris le 13 juillet 2008. Ils concernent la dépollution de la Méditerranée (22 millions euros), les autoroutes de la mer et les autoroutes terrestres (7,5 millions d'euros), les énergies de substitution (5 millions d'euros) et dans ce domaine, la priorité ira à la mise en place d'un plan solaire méditerranéen, l'enseignement supérieur et la recherche (1 million pour l'Université euro-méditerranéenne de Portoroz) ou encore sur l'appui aux investissements dans les entreprises. Une partie des fonds servira à soutenir le fonctionnement du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée dont la mise en place est actuellement négociée par les membres de l'UpM. Cette contribution porte à 90 millions d'euros le budget communautaire total alloué, depuis juillet 2008, aux priorités recensées par l'Union pour la Méditerranée, précise la Commission européenne.
La Commission estime que la suspension des travaux a certes été « concevable » compte tenu du « vide politique » entraîné par la crise de Gaza, mais il serait temps, à son avis, de « prendre la mesure de l'urgence qu'il y a à s'atteler à la tâche et à présenter à nos citoyens les avantages potentiels qu'offre pareille union » entre l'UE et les pays du pourtour méditerranéen. La Commission assure qu'elle « n'a pas ménagé ses efforts pour soutenir l'Union pour la Méditerranée » et elle a, dit-elle, « consenti de gros efforts, sous la forme d'une contribution financière substantielle ». L'octroi d'une telle dotation financière devrait peser sur les discussions en cours sur le rôle que pourra jouer la Commission au sein du futur secrétariat de l'UpM. Certains lui voient un statut de l'ordre du « special adviser », conseiller spécial, ne donnant son avis que lorsque des fonds européens sont engagés. D'autres plaident pour une présence plus active pour une Commission européenne qui a le souci global, au titre des « plans d'action » ou « feuille de route » dans le cas de l'Algérie, liés aux accords d'association, d'accompagner les pays méditerranéens dans leurs réformes et la modernisation de leurs économies et de leurs infrastructures et donc de veiller à la cohérence globale de l'action européenne dans la région. (F.B.)