Bruxelles, 10/07/2009 (Agence Europe) - En dépit de certaines préoccupations de la France et de l'Irlande, le Conseil devrait approuver sans débat, lundi 13 juillet, la proposition de la Commission européenne visant à ouvrir un nouveau contingent préférentiel d'importation communautaire de bœuf, afin de régler le vieux contentieux transatlantique sur le bœuf aux hormones (EUROPE n° 9903). Lors de la réunion du Comité 133 du 3 juillet, les experts commerciaux des États membres ont en effet apporté leur soutien unanime au projet de la Commission visant à ouvrir, au 1er août, un contingent supplémentaire d'importation de 20 000 tonnes de viande bovine de haute qualité fraîche, réfrigérée ou congelée sans hormones, en contrepartie de quoi les États-Unis s'engagent à réviser à la baisse le niveau de leurs sanctions contre certains produits agricoles, prises en représailles à l'interdiction d'importer du bœuf aux hormones dans l'UE. Lors de la réunion du Comité spécial agriculture (CSA) trois jours plus tard, l'Allemagne, la Pologne et le Royaume-Uni ont soutenu une proposition jugée équilibrée. La France a pour sa part estimé que le nouveau contingent tarifaire était une concession majeure qui ne peut être étendue à d'autres pays tiers. L'Irlande a aussi insisté pour que toute demande de contingent d'importation de la part d'un autre pays, sauf le Canada, soit repoussée. Répondant à des questions de la France, la Commission a informé que les discussions avec le Canada n'étaient toujours pas conclues ; elle a en outre assuré qu'en cas de retrait d'une partie, le contingent serait retiré, et qu'il n'était pas question de l'étendre sous la pression d'autres pays tiers et que ces derniers pourraient bénéficier de la quantité ouverte pour les États-Unis. Enfin, elle a expliqué que le Conseil Agriculture sera amené à voter seulement sur le contingent d'importation, pas sur le protocole d'accord conclu avec Washington. (E.H.)