Bruxelles, 28/05/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a confirmé qu'une réunion des ministres de l'UE compétents pour l'industrie automobile aura lieu ce vendredi 29 mai à Bruxelles (à partir de 15 heures) afin de coordonner les efforts de sauvetage des usines de General Motors (GM) en Europe. Cette réunion répond à une demande de la Belgique, qui a souhaité une plus grande implication de l'ensemble des pays où sont implantées des usines de GM dans les pourparlers en cours avec la firme américaine et les éventuels repreneurs (EUROPE n° 9909). Les ministres des 27 sont conviés, avec les commissaires Günter Verheugen et Neelie Kroes (mais sans aucun représentant de GM), à échanger leurs informations et « assurer une coordination » de ce dossier, a indiqué un porte-parole de la Commission, jeudi 28 mai. Pour parvenir à une réponse cohérente, véritablement européenne, les ministres s'étaient déjà engagés en mars à ne pas prendre de mesures nationales sans information ou coordination préalable entre les États concernés (EUROPE n° 9862). GM a des usines Opel en Allemagne, en Belgique, en Pologne et en Espagne, des usines Vauxhall au Royaume-Uni et des usines Saab en Suède.
De son côté, le gouvernement allemand n'est pas parvenu à un accord sur la reprise des activités d'Opel, la filiale de GM en Allemagne. Après une nuit de négociations de mercredi à jeudi, des représentants du gouvernement ont indiqué ne pas être en mesure de fournir à Opel un financement temporaire (sous forme de crédit relais), imputant la responsabilité de ce contretemps aux négociateurs américains qui auraient demandé une aide supplémentaire de 300 millions d'euros à court terme. Alors que le fonds d'investissement RHJ International semble hors course, trois candidats repreneurs prétendent encore à la reprise d'Opel: le canadien Magna, l'italien Fiat et le chinois BAIC (sous réserve de clarification de son offre). La Commission a par ailleurs rappelé que les autorités allemandes et britanniques étaient parfaitement conscientes que les subsides qu'elles viendraient à verser devront respecter les règles en matière d'aides d'État. (A.B.)