Bruxelles, 28/05/2009 (Agence Europe) - Le Conseil de l'UE estime que les progrès politiques récents au Zimbabwe sont encourageants, mais ne justifient pas encore la levée des sanctions imposées par l'UE à ce pays. C'est en substance la réponse que le Conseil va adresser à Sir John Kaputin, secrétaire général du groupe des États ACP (Afrique/Caraïbe/Pacifique).
Dans un courrier envoyé le 21 avril à Louis Michel, commissaire européen au Développement et à Milena Vicenova, ambassadrice tchèque et coprésidente du comité des ambassadeurs ACP/UE, M. Kaputin écrivait: « compte tenu de l'évolution positive de la situation sociale et politique, et en particulier la conclusion de l'accord politique global entre les différentes forces du pays et la formation d'un gouvernement inclusif », le groupe ACP juge que « la levée des sanctions et la reprise de la pleine coopération entre l' UE et le Zimbabwe seraient non seulement justifiées mais en accord avec l'esprit du dialogue politique contenu dans l'accord de Cotonou ». Dans sa réponse le Conseil dit partager le point de vue du groupe ACP sur les « indications d'une évolution positive de la situation politique ». Mais il espère que « ces progrès conduiront dans les plus brefs délais à une nouvelle phase de stabilité, de respect des droits humains et de l'État de droit à laquelle aspire le peuple du Zimbabwe ». Il souligne que la concrétisation des réformes du secteur public et l'établissement d'un système financier responsable, inscrits dans le programme du nouveau gouvernement, sont encore trop lents et « demeurent une source de préoccupation majeure », tant dans le pays que pour la communauté internationale. Le Conseil espère que le dialogue politique proposé fort opportunément par le gouvernement zimbabwéen à l'UE le 19 mars dernier permettra d'établir une feuille de route pour des engagements réciproques et conduira à une reprise progressive de la pleine coopération. (A.N.)