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Bulletin Quotidien Europe N° 9909
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/industrie

Le sort des usines de General Motors à nouveau en discussion au niveau européen

Bruxelles, 27/05/2009 (Agence Europe) - Une nouvelle réunion ministérielle devrait être organisée pour tenter de coordonner le sauvetage des usines de General Motors (GM) en Europe (le constructeur américain possède Opel en Allemagne, Vauxhall en Grande-Bretagne et SAAB en Suède). Cette réunion, dont la date reste à définir, devrait rassembler les ministres chargés de l'économie ou de l'industrie de l'UE, a confirmé, mercredi 27 mai, un porte-parole de la Commission. Lors d'une réunion du même type en mars, les ministres de plusieurs pays européens s'étaient engagés à ne pas prendre de mesures nationales sans information ou coordination préalable des uns et des autres, afin de protéger le marché intérieur (EUROPE n° 9862). Peu d'efforts ont pourtant été déployés depuis à cette fin. S'impliquant très directement dans les négociations sur l'avenir d'Opel, le gouvernement allemand a pris seul les choses en main. Soucieux d'une solution vraiment européenne, le gouvernement belge a toutefois sollicité la Commission européenne pour qu'elle incite une nouvelle fois les pays où sont implantées des usines de GM à s'impliquer à leur tour dans les pourparlers (Opel a une usine à Anvers). Le Premier ministre belge Herman Van Rompuy a envoyé mardi une lettre en ce sens au président Barroso, au commissaire à l'Industrie, Günter Verheugen, et à la chancelière allemande Angela Merkel. « Une solution d'un pays pour une compagnie vraiment européenne ne semble pas en ligne avec l'idée d'une Union européenne et de sa législation », indique la lettre.

« Les gouvernements concernés ont été invités à participer au processus », a rappelé mercredi José Manuel Barroso, mais « les autorités allemandes ont montré une disposition plus ambitieuse dans ce processus pour aider à trouver une solution ». La Commission est « en contact avec tous les États membres concernés », a assuré le président de la Commission en marge d'une conférence de presse. Selon lui, le sort d'Opel n'est « pas simplement un problème allemand, c'est un problème européen, qui doit être vu dans cette perspective » et « nous ne pouvons que nous réjouir si la Belgique veut donner une contribution plus poussée » à une solution cohérente. Alors qu'il devait désigner mercredi quel repreneur avait sa préférence, le gouvernement allemand semblait finalement vouloir temporiser avant de prendre sa décision. Un tel report donnerait en tout cas une chance à des efforts de coordination plus large d'aboutir. Quatre candidats à la reprise d'Opel se sont fait connaître: l'équipementier canadien Magna, l'italien Fiat, le fonds d'investissement RHJ International et, dernier en date, le chinois Beijing Automotive Industry Holding (BAIC). (A.B.)

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