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Bulletin Quotidien Europe N° 9909
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/dÉveloppement

La Présidence suédoise compte lier étroitement les dossiers Climat et Développement pendant son mandat qui culminera avec la conférence de Copenhague

Bruxelles, 27/05/2009 (Agence Europe) - La Présidence suédoise qui va prendre le relais de la Présidence tchèque le 1er juillet, à six mois de la conférence climatique mondiale de Copenhague, a annoncé qu'elle comptait établir un lien étroit entre la politique de lutte contre le changement climatique et la politique de développement de l'UE. Et pour cause: les pays en développement étant les premières victimes du changement climatique sans en être les contributeurs historiques, Stockholm estime qu'il est un devoir de mettre ces deux politiques en cohérence. Cela, d'autant que l'obtention d'un accord international à Copenhague en décembre prochain sur la lutte contre le réchauffement global après 2012 dépendra, pour une large part, de la capacité des pays industrialises à prendre des engagements suffisamment ambitieux pour convaincre les pays en développement de prendre, eux aussi, leur part dans l'effort collectif. Le Forum des Économies majeures (les 17 pays contribuant collectivement à 80% des émissions mondiales), qui s'est achevé mardi 26 mai à Paris, en a fait la démonstration: l'objectif d'une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre qu'ambitionne l'UE pour tous les pays industrialisés à l'horizon 2020 par rapport à 1990 est sans commune mesure avec la réduction de 5 % annoncée par les États-Unis. Il est néanmoins jugé bien insuffisant par la Chine qui attend des pays développés qu'ils s'engagent collectivement sur une réduction de 40%, soit le chiffre le plus élevé de la fourchette (entre -25% et -40%) préconisée par le groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC).

L'intention de la future Présidence suédoise de prendre à bras le corps la double problématique du climat et du développement a été affichée par Gunilla Carlsson, la ministre suédoise de la Coopération au développement international, lors du dernier Conseil Développement de l'UE, le 20 mai à Bruxelles.

Une initiative conjointe du Luxembourg et de l'Allemagne

Cette annonce a été accueillie favorablement par l'ensemble de ses collègues, et en particulier par le Luxembourg (l'un des champions de l'aide publique au développement) et l'Allemagne. Ces deux délégations ont pris la balle au bond, en lisant aux ministres une déclaration commune à ce sujet. « Il faut avancer. Depuis un an, je me fais fort de mettre le changement climatique et la coopération au développement sur la table des ministres. Ce sera chose faite sous la Présidence suédoise », s'est réjoui Jean-Louis Schiltz, le ministre luxembourgeois, devant la presse. Et d'ajouter « C'est important pour Copenhague ».

Dans ce texte commun, les deux pays déclarent notamment: « Comme tout le monde, nous nourrissons de grandes attentes à l'égard de la conférence onusienne de Copenhague qui décidera des moyens de s'attaquer au changement climatique et des moyens de financer la lutte contre le changement climatique dans l'ère de l'après-Kyoto. Dans ce contexte, et avant Copenhague, nous sommes d'avis qu'une compréhension commune du changement climatique et de la pauvreté dans le monde sont les principaux défis du développement et que cela devrait conduire à une augmentation constante de l'aide publique au développement (APD), y compris celle liée au changement climatique après 2015, pour résulter dans un rehaussement général de l'APD, avec un double impact, au-delà du seuil prévu de 0,7% du RNB».

Ils ajoutent que, « à chaque fois que possible, l'aide publique au développement devra servir de levier à des investissements privés innovants, notamment via des investissements sociaux responsables » et que « le partage du fardeau, au niveau international, pour ce qui concerne les dépenses liées au climat, devrait se fonder sur les capacités économiques des pays, comme c'est le cas pour tout autre financement du développement ». (A.N.)

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