Bruxelles, 27/05/2009 (Agence Europe) - Les ministres compétents pour les questions spatiales et la compétitivité se retrouvent ce vendredi 29 mai à Bruxelles pour un Conseil essentiellement consacré à l'innovation et aux applications spatiales.
La première partie de la réunion offrira l'occasion aux ministres de réfléchir aux apports des activités spatiales à la relance de l'économie européenne, dans le droit fil des conclusions du Conseil européen de décembre dernier qui invitait à développer les technologies spatiales innovantes et les services qui en découlent. Leur tour de table devrait notamment les conduire à souligner la nécessité de prendre l'espace en compte dans le plan de relance économique en Europe et à identifier les marchés porteurs (à fort potentiel de développement économique). Une note de réflexion soumise aux ministres constate que, dans le domaine de la technologie spatiale, trois secteurs disposent d'un fort potentiel d'innovation: - la science et l'exploration de l'espace ; - les technologies indispensables à « la non-dépendance stratégique » ; - l'espace et la sécurité (observation, télécommunications, navigation).
Dans un deuxième temps, les ministres reviendront sur les applications du système européen de surveillance mondiale pour l'environnement et la sécurité GMES/Kopernikus. La principale question est de savoir comment aider les entreprises européennes à profiter des opportunités de ce système pour développer des applications. Il s'agit ainsi d'éviter que des entreprises de pays tiers plus innovantes ou plus agiles profitent des infrastructures créées avec l'argent du contribuable européen, explique un diplomate.
Le sixième Conseil Espace devrait adopter une résolution qui couvrira l'ensemble de ces aspects en insistant sur la nécessité d'engager rapidement la planification financière à long terme pour GMES, de développer la coopération entre la Commission, l'Agence spatiale européenne (ESA) et EUMETSAT. Le Conseil devrait aussi saluer les derniers résultats enregistrés, avec notamment l'identification des technologies spatiales critiques, les travaux engagés en matière de surveillance de l'espace et l'implication de l'Agence européenne de la défense qui vient de se voir confier une partie du projet MUSIS (satellites d'observation de nouvelle génération) sous la forme d'un projet de catégorie B.
La Commission européenne a adopté, mercredi 20 mai, une proposition de règlement qui établit un programme GMES et ses opérations initiales pour la période 2011-2013. Cette proposition, qui devra être examinée en codécision par le Parlement et le Conseil à partir de septembre prochain, décrit les différentes composantes du programme GMES (surveillance terrestre, gestion des situations d'urgence, sécurité, surveillance de l'environnement marin, surveillance de l'atmosphère, adaptation au changement climatique), les sources de financement (il s'agit en particulier de prévoir un financement intérimaire 2011-2013, en attendant l'adoption des nouvelles perspectives financières ; une enveloppe financière de 107 millions d'euros est prévue pour la mise en œuvre du règlement proprement dit ; il s'agit du coût de fonctionnement de GMES pendant la phase opérationnelle initiale, auquel il faut ajouter 43 millions d'euros pour les activités de recherche financées à partir du 7ème programme-cadre ; des crédits de 215 millions d'euros pour le développement des services et de 460 millions pour le développement des infrastructures spatiales cofinancées par l'ESA sont aussi prévus par le programme-cadre), le partage des données GMES et la politique en matière d'information. (O.J.)