Bruxelles, 07/04/2009 (Agence Europe) - Face à la demande d'aide formelle des États-Unis de fermer Guantanamo, l'Union européenne n'est pas parvenue, lundi 6 avril, à envoyer un signal fort de solidarité (EUROPE n° 9876). Pour l'instant, les États membres sont divisés sur l'acceptation ou non d'ex-détenus. La France, le Portugal, l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Italie, l'Irlande et la Suisse sont prêts à accueillir des détenus. D'autres sont catégoriquement contre, comme l'Autriche, la Suède, les Pays-Bas, la République Tchèque et la Pologne. Les indécis sont l'Allemagne, la Belgique, le Luxembourg. La plupart des délégations ont estimé que beaucoup trop de questions restaient encore sans réponses de la part des Américains. Dans ces circonstances, chaque État membre prendra individuellement la décision d'accueillir ou non des prisonniers de Guantanamo. « Au bout du compte, les demandes devraient porter sur une soixantaine d'anciens détenus et si l'Union européenne accepte d'en prendre 10 à 15, ce sera bien », a souligné un diplomate. Ensuite, l'État membre qui s'apprête à accueillir des anciens détenus sur son territoire devra procéder à un échange d'informations avec les autres États membres (EUROPE n° 9877). Enfin, la responsabilité de rédiger un document commun UE/États-Unis sur une nouvelle vision transatlantique dans le domaine de la lutte contre le terrorisme pourrait être confiée aux ministres des Affaires étrangères. (B.C.)