Bruxelles, 19/02/2009 (Agence Europe )- La commission de l'environnement du Parlement européen est favorable à un recours accru au label écologique communautaire, avec toute la rigueur requise, et à la simplification du système de management environnemental et d'audit des produits (EMAS) - deux réformes inscrites dans le plan d'action pour des modes de production industrielle et de consommation durables présenté en juillet dernier par la Commission européenne comme pendant au paquet législatif Énergie/Climat.
Suivant Salvatore Tatarella (UEN, italien) rapporteur pour la révision du règlement 1980/2000 sur le système communautaire de label écologique communautaire - ce logo en forme de fleur attribué aux produits ayant des incidences environnementales moindres sur l'environnement -, les eurodéputés ont soutenu la volonté de la Commission de rendre ce système moins coûteux et moins bureaucratique pour les entreprises qui y recourent, sur une base volontaire. En revanche, contrairement à ce que propose la Commission, ils doutent de l'opportunité, à ce stade, de rendre les aliments transformés, les produits de la pêche et de l'aquaculture éligibles à ce label, préférant que la Commission étudie préalablement si des critères environnementaux fiables pourraient être établis pour l'alimentation et les boissons.
Conscients des attentes élevées en matière de qualité et de sécurité des produits chimiques, les eurodéputés estiment que l'écolabel ne devrait pas, en principe, être attribué à des produits ou substances chimiques très préoccupants (comme ceux classés comme toxiques, très toxiques ou carcinogènes).
La commission de l'environnement souhaite que la Commission européenne examine si la réduction des tests sur les animaux, la réduction de l'impact sur le changement climatique, la réduction de la consommation d'énergie et des ressources et la réduction des déchets générés pourraient être des critères d'attribution du label.
Enfin, les eurodéputés estiment que la Commission et les États membres devraient pourvoir à un financement adéquat de la promotion de l'écolabel et des campagnes de sensibilisation du public à ce label écologique. Ils souhaitent aussi que les États membres fixent des objectifs pour les marchés publics de produits arborant ce label.
Le Bureau européen de l'environnement (BEE) a aussitôt salué ce vote, en se félicitant, en particulier, du choix des eurodéputés de bannir les substances chimiques les plus dangereuses des produits habilités à arborer la petite fleur.
S'agissant d'EMAS, ce système volontaire conçu pour promouvoir l'amélioration des performances environnementales des organisations, la commission de l'environnement a reconnu la nécessité d'en améliorer l'efficacité afin d'y rallier un plus grand nombre de participants. C'est donc à une large majorité (52 voix pour, une contre et une abstention) qu'ils ont adopté le rapport de Linda McAvan (PSE, britannique) et exprimé ainsi leur appui aux propositions de simplification du système. (A.N.)