Bruxelles, 03/02/2009 (Agence Europe) - La fin du système de surveillance conjoint des exportations chinoises de textiles et de vêtements vers l'UE inquiète les députés. Mis en place pour encadrer la transition vers un libre-échange complet du secteur, ce système, qui prévoyait un double contrôle grâce à la fois à des licences d'exportation émises par la Chine et des licences d'importation délivrées par l'UE, est arrivé à expiration au 31 décembre 2008. Parallèlement, le secteur européen reste en proie à des difficultés importantes, puisque 350 000 emplois ont été perdus au cours des deux dernières années et que le nombre d'entreprises a diminué de 5%, s'inquiète dans une question orale à la Commission Corien Wortmann-Kool (PPE-DE, néerlandaise), au nom de la commission parlementaire du commerce international. « Les partenaires sociaux n'ont pas demandé d'extension du système », a précisé aux députés Catherine Ashton lors du débat, lundi 2 février. Ce sont surtout les importations en provenance de Chine qui ont augmenté, mais dans des limites raisonnables, a assuré la commissaire au Commerce, qui constate seulement « une légère augmentation générale » en 2008. La réponse politique n'est pas de fermer les marchés mais de veiller à ce que les entreprises puissent changer, s'adapter, innover. Les députés plaident surtout pour l'adoption de règles relatives aux labels d'origine pour que la concurrence soit loyale et insistent sur la nécessité de poursuivre la surveillance des statistiques douanières. Ils redoutent la mise en place de barrières non tarifaires dans de nombreux pays tiers. (A.B.)