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Bulletin Quotidien Europe N° 9784
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/commerce

Helmuth Markov s'oppose à la fragmentation des négociations avec les pays de la Communauté andine

Bruxelles, 17/11/2008 (Agence Europe) - La Commission européenne « n'a pas pour mandat de rompre » la Communauté andine des nations (CAN: Bolivie, Colombie, Equateur et Pérou) « ni d'imposer un format unique de négociations commerciales ». Tel est le message lancé vendredi 14 novembre, par le président de la commission du Commerce international du Parlement européen, l'Allemand Helmuth Markov (GUE/NGL), dans une prise de position contre la proposition de la commissaire Benita Ferrero-Waldner (Relations extérieures) de négocier des accords commerciaux avec la Colombie et le Pérou, « en excluant les deux autres pays et en provoquant ainsi une rupture de fait de la CAN ». Devant les divisions internes au bloc andin, la Commission a perdu tout espoir de négociation en bloc et est disposée à négocier, en bilatéral, un accord commercial entre l'UE et chacun des pays de la CAN, comme le suggèrent Bogota et Lima. « Cela fait des années que l'UE négocie avec des blocs de pays, non avec des pays individuellement, afin d'encourager les processus d'intégration régionale. Le PE est unanimement en faveur du respect de ce principe. Il serait lamentable que cette Commission laisse en héritage l'abandon de ce principe et la rupture de la CAN. En outre, la négociation en priorité avec un pays comme la Colombie, où les violations des droits de l'Homme sont constantes, décrédibiliserait davantage la clause des droits de l'Homme », insiste-t-il. Pour M. Markov, non seulement La Paz a démontré, comme Bogota et Lima, son intérêt pour négocier un traité d'association avec l'UE avec ses trois chapitres, dont un commercial, mais les « difficultés » que rencontrent les négociations de libre-échange sont « compréhensibles » puisque de tels accords sont rejetés par des populations « déjà appauvries par les politiques néolibérales durant plusieurs décades ». M. Markov suggère donc à la commissaire Catherine Ashton (Commerce) de discuter avec le PE d'un format de négociations commerciales « adapté aux réalités des pays qui composent la CAN et prenant en compte la réalité de la crise économique actuelle ». « L'accès des entreprises européennes aux marchés et aux ressources naturelles de la région ne peut avoir pour prix de rompre la CAN et de provoquer des troubles sociaux. L'UE a l'obligation de faire preuve d'une flexibilité suffisante pour négocier des accords commerciaux qui prennent en considération les voix des secteurs les plus pauvres et permette de renforcer l'unité régionale », conclut-il. (E.H.)

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