Iriba, 29/10/2008 (Agence Europe) - Le commandant de la force européenne au Tchad et en République centrafricaine (EUFOR Tchad/RCA), le général Jean-Philippe Ganascia, a exclu, mardi 28 octobre, la possibilité d'une offensive massive de rebelles contre la capitale tchadienne, du moins sous la forme qu'elle a prise en février dernier. « Nous avons les meilleures raisons de penser qu'il n'y aura pas une offensive majeure (des rebelles) » comme celle qui a eu lieu en février dernier, a estimé le général, s'adressant aux représentants des Nations unies et aux coordinateurs de sécurité dans la région Ouadadaï (est du Tchad). Il n'a toutefois pas exclu le risque « d'actions ponctuelles » des forces rebelles.
Après la défaite subie par les rebelles lors de leur raid contre la capitale tchadienne en février dernier, les capacités des opposants armés au régime d'Idriss Déby semblent toujours être trop faibles pour pouvoir mener une offensive contre la capitale. Néanmoins, certains craignent qu'une plus grande attaque puisse avoir lieu en décembre et être dirigée contre les populations de l'est du Tchad et la zone d'opération de l'EUFOR. Le général Ganascia a affirmé que l'EUFOR, en coordination étroite avec l'armée tchadienne, est parvenue à établir ses propres « sources d'information pour ne pas être surprise » au moment d'une attaque. Une crainte naît, parmi les acteurs présents au Tchad, que la fin de la période de récolte, prévue pour la mi-novembre, pourrait mettre un terme au calme qui a prévalu dans la région pendant la période des pluies. (A.By.)