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Bulletin Quotidien Europe N° 9772
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/rÉgions

Une « thérapie territoriale » pour la politique agricole

Bruxelles, 29/10/2008 (Agence Europe) - 200 participants venant des régions de toute l'Europe et du secteur agricole, se sont rencontrés à Nantes, jeudi 23 octobre, pour défendre une « thérapie territoriale » pour la politique agricole commune (PAC) après 2013. Le séminaire a été organisé par la Conférence des Régions périphériques maritimes (CRPM), à l'invitation de Jacques Auxiette, président du Conseil régional des Pays de la Loire et avec la participation de Mariann Fischer-Boel, la commissaire européenne à l'Agriculture et de Michel Barnier, le ministre français de l'Agriculture et de la Pêche.

Un rapport entre politique régionale et agricole a été établi par Michel Barnier: « Les adversaires de la politique régionale sont les mêmes que ceux de la politique agricole: ceux qui veulent baisser le budget européen, déjà peu élevé. La politique agricole peut coïncider avec croissance et compétitivité comme c'est le cas de la politique de cohésion ». L'ancien commissaire à la Politique régionale a aussi souligné que « dans le tsunami financier, l'Europe résiste grâce à son économie réelle, dont fait partie l'agriculture ». Au nom du Conseil des ministres de l'UE, M. Barnier a assuré les régions que ses 26 homologues militent en faveur du maintien de la PAC.

« Le bilan de santé de la PAC donne la possibilité aux États de faire un pas de plus vers la régionalisation », a souligné Claudio Martini, président de la Région Toscane et de la CRPM. « Étant donné qu'il n'existe pas en Europe d'exemple d'échec faisant suite au transfert de responsabilités aux régions dans le domaine des politiques territoriales, les États sont invités à saisir cette opportunité ». En effet, même si la PAC est décidée au niveau communautaire, elle produit des effets territoriaux et le niveau régional est le mieux placé pour éviter un décalage entre les grands objectifs et l'application locale.

Une déclaration finale (http: //http://www.crpm.org/pub/agenda/762_declaration_finale-nantes.pdf ) a été approuvée par les participants ; elle propose, entre autres, qu'à l'occasion de la révision à mi-parcours des programmes de développement rural, une régionalisation de ces plans soit généralisée dans l'ensemble de l'Union. Les auteurs plaident en faveur d'une territorialisation des programmes de développement rural pour la période 2010-2013 qui prépare la voie à des programmes ruraux régionalisés post-2013. Selon la CRPM, ces principes de partenariat avec les régions devront être rendus contraignants par la législation communautaire, en ligne avec le principe de cohésion territoriale inscrit dans le Traité de Lisbonne. (Une régionalisation accrue de la PAC permettra aussi de mieux coordonner les interventions au titre du premier pilier avec celles du second, et éviter ainsi toute contradiction entre les deux instruments, comme c'est malheureusement trop souvent le cas aujourd'hui.).

« C'est aux États membres de décider le niveau de responsabilité à transférer aux régions ! », a répondu Mme Fischer Boel. Elle s'est toutefois prononcée en faveur d'une application du système régional pour les aides directes et elle a assuré les participants qu'elle se battra avec force pour maintenir le budget prévu actuellement et défini jusqu'à 2013.

Jacques Auxiette a estimé que la politique agricole et alimentaire doit rester commune et donc européenne. La PAC doit être une des priorités de l'UE et cette priorité doit se traduire par le maintien du volume de l'enveloppe budgétaire communautaire qui y est consacré, a-t-il plaidé. (L.C.)

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